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Édouard André : Biographie

Portraits > Édouard André dans l'histoire du jardinage

  1. On dit que vous embauchez ? Les vertes années d'Édouard André (1840-1857)
  2. L'apprentissage, André Leroy et Joseph Decaisne (1857-1860)
  3. Les débuts dans le jardinage, rien de moins que les Travaux Haussmanniens (1860-1866)
  4. Les débuts de l'Agence André et le mariage (1866-1870)
  5. Une prospection aisée, une revue, une maison (1870-1875)
  6. Libertad y Orden, le périple colombien (1875-1876)
  7. L'art des jardins (1876-1892)
  8. Monsieur le professeur de jardinage (1892-1899)
  9. Les dernières années d'Édouard André (1899-1911)

Né le 17 juillet 1840
Décédé le 25 octobre 1911
Jardinier paysagiste, naturaliste et botaniste
Spécialiste de la Cordillère des Andes

Édouard André
Portrait d'Édouard André par le peintre Édouard Debat-Ponsan en 1902

On dit que vous embauchez ? Les vertes années d'Édouard André (1840-1857)

Dans les années 1830, un pépiniériste de Bourges embauche un certain Charles André, jeune horticulteur. Charles André, qui n'était à l'origine qu'une paire de bras supplémentaire, va très bien s'entendre avec la fille de son employeur. Quelques temps après son arrivée, il la fréquente et ultimement l'épouse.

Après leur mariage, le beau-père de Charles André, qui n'est plus tout jeune et ravi d'avoir un successeur, prend sa retraite. La pépinière Vilnat devient « Charles André, Pépiniériste - Fleuriste ».

En 1840, le couple a son premier enfant, Édouard André.

Ses parents espèrent le voir un jour reprendre le flambeau familial mais pas sans une solide éducation, aussi, durant son enfance, la botanique et le jardinage ne sont pas les seuls enseignements qu'il reçoit, le plus grand intérêt est également accordé à sa scolarité.

La mère d'Édouard André décède alors que celui n'est âgé que de 9 ans, désormais seul, son père peine à mener de front l'éducation des enfants et la gestion de la pépinière. Un abbé des environs lui propose alors son aide, assurant notamment le soutien scolaire du jeune Édouard. L'abbé Chapu s'investit beaucoup et grâce à lui, il ira jusqu'au collège, arrêtant ses études à 17 ans pour démarrer son apprentissage.

Compte tenu de la nécessité d'apprendre rapidement un métier pour les enfants comme Édouard André qui ne sont pas issus des couches supérieures, de la difficulté des programmes scolaires du XIXe siècle et de parents dans l'incapacité d'aider leurs enfants, n'ayant eux-mêmes pas été scolarisés longtemps, la longévité du parcours scolaire d'Édouard André est très atypique. Plus tard, il saura tirer parti de ce niveau d'instruction pour en faire un avantage sur les autres.

L'apprentissage, André Leroy et Joseph Decaisne (1857-1860)

Édouard André
André Leroy et Joseph Decaisne

Une fois ses études terminées, son père le place comme apprenti dans les établissements André Leroy à Angers. André Leroy a fait de cette entreprise familiale une véritable industrie, employant plusieurs centaines d'ouvriers, cultivant sur 200 hectares et remportant des marchés à l'étranger, notamment aux États-Unis. Conseiller municipal de la ville d'Angers et présent dans tous ses grands cercles, André Leroy est un homme influent au niveau local pour le plus grand bénéfice de ses affaires.

Édouard André apprendra beaucoup dans les établissements André Leroy. D'une part l'arboriculture qui est leur spécialité, d'autre part le fonctionnement d'une entreprise industrielle de stature internationale.

Par la suite, Édouard André part à Paris et devient « élève jardinier » au Muséum national d'histoire naturelle . L'élève jardinier est à l'époque un jardinier débutant qui travaille sous la supervision et l'enseignement d'un maître, ancêtre de l'alternance travail / études.

Le maître d'Édouard André est Joseph Decaisne, grand botaniste français (belge en réalité, mais la Belgique était alors sous domination française). Pensionnaire de l'Académie des sciences qu'il présidera quelques années plus tard, membre fondateur en 1854 de la Société botanique de France à la tête de laquelle il sera élu à 4 reprises, auteur de plusieurs ouvrages et titulaire de la Chaire de culture du Muséum national d'histoire naturelle ; pour le jeune Édouard, c'est une occasion inespérée.

La formation d'Édouard André dure un an. Au-delà des enseignements ô combien précieux de Decaisne, il quitte les lieux en s'étant constitué un impressionnant carnet d'adresses, sans doute en bon élève de l'école Leroy qui a compris l'utilité d'un bon réseau.

Les débuts dans le jardinage, rien de moins que les Travaux Haussmanniens (1860-1866)

Sa formation au Muséum national d'histoire naturelle terminée, Édouard André est embauché comme paysagiste par Jean-Charles Alphand, ingénieur en chef au service des promenades de Paris.

Édouard André
Georges Eugène Haussmann

À cette époque, la démographie parisienne croît et les quartiers du centre se densifient dangereusement. À l'exception de l'ouest où sont réfugiés les notables pour échapper à la délinquance, la surpopulation et l'insalubrité du centre, après des siècles de mixité sociale, Paris est essentiellement populaire. Napoléon III, craintif face à cette situation explosive, entreprend alors de ramener de la mixité sociale à Paris et de lui redonner son éclat d'antan à coups de grands boulevards, d'avenues vertes et de parcs publics. Le baron Georges Eugène Haussmann sera son maître d'oeuvre, appuyé par un trio de choc.

Édouard André
Jean-Charles Alphand, Jean-Pierre Barillet-Deschamps et Eugène Belgrand.

Jean-Charles Alphand dirige le trio, le paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps et l'ingénieur des ponts et chaussées Eugène Belgrand le complètent.

Édouard André est alors le second de Jean-Pierre Barillet-Deschamps, jardinier en chef des Travaux Haussmanniens. À ses côtés, il travaille sur le Bois de Boulogne, le Bois de Vincennes, le parc Monceau, le parc Montsouris etc. En 1863, Jean-Pierre Barillet-Deschamps lui confie même le parc des Buttes-Chaumont, il dirige alors les travaux de plantation et surtout est libre d'exprimer toute sa créativité. Il a 4 ans pour mener à bien le projet, ce parc devant être près pour l' Exposition Universelle en 1867.

Au courant de l'année 1866, après avoir achevé les travaux de plantation, Édouard André annonce son départ à Jean-Pierre Barillet-Deschamps.

Les débuts de l'Agence André et le mariage (1866-1870)

L'année 1866 est une année marquante pour Édouard André.

D'une part, galvanisé par les années qui viennent de s'écouler, Édouard André se lance à son compte dans le paysagisme et crée l' « Agence André ».

D'autre part car il épouse la fille cadette du célèbre violoncelliste Auguste-Joseph Franchomme. Le mariage sera toutefois de courte durée, elle décédera après lui avoir donné un fils, René-Édouard André (1867-1942).

Une prospection aisée, une revue, une maison (1870-1875)

Édouard André
Plan du parc Sefton dessiné par Édouard André

S'appuyant sur ses réalisations durant les Travaux Haussmanniens, Édouard André se constitue progressivement un beau portefeuille de clients, tant pour des projets publics que privés. Il est également lauréat du concours organisé par la mairie de Liverpool (Angleterre) pour la création du parc Sefton, une référence qui fait parler de lui à l'étranger.

En 1870, il devient le rédacteur en chef de la revue « L'Illustration horticole ». Il le restera jusqu'en 1882.

Édouard André
Jardin public de Cognac, XIXe siècle.

Les années passent et les chantiers s'accumulent. Le Luxembourg fait appel à ses services en 1871 pour transformer les fortifications de la ville en couronne verte, projet titanesque dont l'exécution nécessitera 20 ans d'efforts. Montpellier et Cognac font également appel à lui pour le champ de Mars de Montpellier et le jardin public de Cognac. L'Agence André grandit, devenant une valeur sûre du jardinage en France et en Europe.

En 1871, les affaires sont si bonnes qu'Édouard André s'offre une maison de maître à La Croix-en-Touraine en Indre-et-Loire. Le parc est toutefois d'une superficie modeste mais il est dit qu'Édouard André l'aménageait en redoublant d'ingéniosité. Cette propriété lui sert par ailleurs de laboratoire horticole dans son temps libre, la recherche l'intéressant de plus en plus.

Libertad y Orden, le périple colombien (1875-1876)

En 1875, Édouard André s'offre une année sabbatique en Colombie, désireux d'explorer sa flore, persuadé qu'il demeure de nombreuses espèces à découvrir qui pourront s'acclimater sans difficulté une fois en France.

Édouard André
Fritz de Scherff, Édouard André et Jean Noetzli. À droite, deux illustrations du voyage.

Il part avec deux naturalistes, le suisse Jean Noetzli et le luxembourgeois Fritz de Scherff. Si Édouard André s'entend bien avec Jean Noetzli, on ne peut en dire autant de Fritz de Scherff qu'il surnomme avec un mépris assumé le « touriste ».

Après une escale en Martinique et une halte à Caracas, ils remontent le Rio Magdalena et atteignent la Cordillère des Andes. Le vrai périple commence, ils parcourent la forêt de fougères arborescentes du Parano de San Fortunato, traverse le pont naturel sur les gorges d'Iconenzo, s'aventurent dans les marécages à prêles géantes de la Cocha et gravissent le mont Chimborazo. Dès les premières difficultés, le « touriste » les abandonne, retournant mener une vie paisible au Luxembourg: « Nous échangeâmes une chaude poignée de main et il disparut un beau matin, piquant des deux (au pas de course) vers le sud, pour ne réapparaître que dix-huit mois plus tard, dans mon cabinet, à Paris. ».

Le produit du voyage est immense, Édouard André revient avec 4300 espèces dans son herbier dont 3600 découvertes, 350 dessins, aquarelles et photographies, 3192 insectes, 78 mollusques, 181 échantillons végétaux conservés dans l'alcool, 166 objets ethnographiques, 166 minéraux et fossiles, 1108 animaux préparés pour la naturalisation et un journal en 7 volumes. Lui qui oeuvrait dans le jardinage, le voici désormais naturaliste.

Quelques temps plus tard, il épouse cette fois la fille aînée d'Auguste-Joseph Franchomme. Le couple approchant la quarantaine, ils n'auront pas d'enfant.

L'art des jardins (1876-1892)

Édouard André travaille ensuite sur son prochain livre, un hymne au jardinage qui sort en 1879 « L'art des jardins - Traité général de la composition des parcs et jardins ».

Ce livre superbement illustré fait parler de lui, tous comme les nombreux parcs et jardins sur lesquels il travaille et qui voient le jour. À tel point qu'il est approché en 1880 par la prestigieuse « Revue horticole » qui lui propose de participer à la revue. En 1882, séduite par son travail, la direction lui proposera cette fois le poste de rédacteur en chef.

Compte tenu du prestige de la revue, recevoir une telle proposition est un honneur. Faute de pouvoir se consacrer aux deux à la fois, Édouard André démissionne alors de son poste de rédacteur en chef de L'Illustration horticole et accepte l'offre avec enthousiasme. Il restera en fonction jusqu'en 1905.

Les grands noms de ce Monde s'arrachent Édouard André, au point de le submerger totalement. Mais bourreau de travail que rien n'arrête, celui-ci met en place dans différents pays un vaste réseau de correspondants, d'amis et d'employés dépêchés pour pouvoir répondre aux demandes sans cesse croissantes.

Pays-Bas, Bulgarie, Japon, Lituanie, Angleterre, Monte-Carlo, Uruguay, Luxembourg etc. Édouard André est demandé partout et crée de fait un réseau d'envergure mondiale. Il n'y a désormais plus aucun doute, sa popularité équivaut à celle d'André Le Nôtre au XVIIe.

Édouard André
« La petite Afrique de Monte-Carlo », jardin de palmiers aux abords du Casino de Monte-Carlo qui est acclamé par la critique en 1879.

Édouard André
Gravure chromolithographique datant de 1894 du parterre bas du parc du château du Lude, Édouard André s'est occupé de l'ensemble du parc jusqu'en 1903.

Par ailleurs, l'Agence André devient une affaire de famille durant les années 1880 lorsque son fils, paysagiste à son tour, vient prêter main forte à Édouard André.

Monsieur le professeur de jardinage (1892-1899)

En 1892, la carrière d'Édouard André évolue encore lorsque l'École Nationale d'horticulture lui propose de devenir « professeur d'art des jardins et des serres », poste qu'il n'est que le troisième à occuper.

Édouard André est connu pour considérer que le métier de paysagiste, c'est d'abord un certain sens de l'audace avec une forte dimension artistique, tout en ayant la pédagogie nécessaire pour « épurer » le goût du public. C'est cette philosophie professionnelle qu'on lui demande de restituer à ses élèves et il y parvient avec un succès phénoménal.

Les cours d'Édouard André sont vécus comme des prestations scéniques, tant son charisme est grand et l'exposition de son oeuvre considérable en impose. L'École Nationale d'horticulture est parfois obligée de rappeler à l'ordre les élèves d'Édouard André, dont certains, buvant les paroles du maître, en oublient même de prendre les cours en note.

Une fois leur formation terminée, ils sont nombreux à supplier le professeur de les embaucher dans son agence. Au point que ce cours sera surnommé « l'école André », Édouard André, toujours débordé et en recrutement permanent, accédant souvent à ces demandes.

Les dernières années d'Édouard André (1899-1911)

En 1899, Édouard André est fait Chevalier de la Légion d'honneur.

En 1903, Édouard André est fait Officier de la Légion d'honneur et recevra par la suite plusieurs titres étrangers équivalents.

En 1905 à 65 ans, payant sans doute des décennies de surmenage, Édouard André est victime d'une attaque. Il survit mais en ressort très diminué, il décide alors de cesser toute activité. Son entreprise est désormais entre les mains de son fils, tout comme son poste d'enseignant. Il démissionne de la revue horticole et se libère de toutes ses obligations, vivant une retraite paisible dans son jardin, maintenant quelques correspondances pour le plaisir et pratiquant paisiblement le jardinage.

En 1911 à 71 ans, l'homme aux 500 réalisations s'éteint paisiblement chez lui.

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