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Jack l'Éventreur

Brèves > Jack l'Éventreur

  1. Introduction
  2. L'Angleterre de Jack l'Éventreur - contexte historique
  3. Les victimes de Jack l'Éventreur
  4. Mary Ann Nichols
  5. Annie Chapman
  6. Elizabeth Stride
  7. Catherine Eddows
  8. Mary Jane Kelly
  9. Le cas Martha Tabran
  10. L'identité de Jack l'Éventreur
  11. James Maybrick
  12. Walter Sickert
  13. Albert Victor Duc de Clarence
  14. Sir William Gull
  15. Aaron Kosminski
  16. En conclusion

Qui était Jack l'Éventreur ? Qui étaient ses victimes ? Aujourd'hui c'est Halloween, alors voici un petit hors-série de circonstance... Bonne lecture !

De août à novembre 1888, cinq prostituées sont sauvagement assassinées en Angleterre. Étant donné les similitudes dans le mode opératoire, il semble évident qu'il s'agit à chaque fois du même assassin. Un tueur en série ! Quelle aubaine pour la presse qui s'intéresse aussitôt à l'affaire. On voit alors apparaître en une l'avatar du tueur: Jack l'Éventreur.

Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddows et Mary Jane Kelly offraient leurs services dans l'East End, le quartier chaud de Londres, pour ne pas dire son coupe-gorge. À titre d'exemple, la rue Flower and Dean où vivaient Catherine Eddows et Elizabeth Stride était "peut-être la rue la plus nauséabonde et la plus dangereuse de l'ensemble de la métropole" ("perhaps the foulest and most dangerous street in the whole metropolis") selon le journaliste James Greenwood (1832-1929). Jack l'Éventreur n'a donc sûrement pas choisi l'East End par hasard, il y était comme un poisson dans l'eau.

L'Angleterre de Jack l'Éventreur - contexte historique

À l'époque de Jack l'Éventreur, l'empire colonial britannique, avec 500 millions d'individus sur 33 millions de km², est de loin le plus grand. À titre de comparaison, celui de la France, deuxième empire colonial, s'étend sur 10 millions de km² et règne sur 50 millions d'individus. L'Angleterre domine un quart de la population mondiale, son marché est donc immense, alimenté par ses industries, sa monnaie et sa marine marchande qui sont les plus puissantes du monde. Il en résulte une croissance forte grâce à laquelle les promotions sociales sont nombreuses, pour autant, elles ne sont pas le quotidien du tout-venant, loin de là...

Attirés par la promesse d'un avenir meilleur, les ruraux sont nombreux à déserter la campagne. Ils arrivent en masse à Londres, la plupart sans relation et sans argent. De l'emploi, ils en trouvent facilement, il est vrai que les industries londoniennes n'en manquent pas. Mais ces emplois sont très mal payés et souvent très dangereux. Isolés, pauvres et parfois estropiés, les nouveaux-arrivants s'entassent dans l'East End. L'alcool permet de supporter le quotidien, les larcins permettent de boucler les fins de mois, les femmes se prostituent par dizaines de milliers. L'East End est une zone de non-droit où l'on risque à tout moment un coup de couteau, un viol ou un passage à tabac ; démunis et ne croyant plus en rien, les déçus de la révolution industrielle y font régner le chaos.

Les victimes de Jack l'Éventreur

Voici les descriptions des meurtres de Jack l'Éventreur avec les portraits des victimes.

Mary Ann Nichols

Jack l'Éventreur

Naissance: 26 août 1845
Meurtre: 31 août 1888 (43 ans)
Lieu du décès: Buck's Row
Nationalité: Britannique

Portrait de Mary Ann Nichols: Fille d'un serrurier, Mary Ann Nichols épouse un machiniste en 1864 avec lequel elle a cinq enfants. Le couple se sépare en 1880. La maigre pension alimentaire qu'elle touche ne lui permettant pas de vivre, elle commence à se prostituer. Cette activité finira par lui coûter sa pension et ses 5 enfants, elle sombrera alors dans une profonde dépression et dans l'alcoolisme. En 1888, elle trouve refuge d'hospice en hospice, elle aurait aussi été un temps domestique.

Meurtre de Mary Ann Nichols: Elle croise une amie vers 2h30 du matin, Emily Holland, qui rapportera qu'elle était ivre. Mary Ann Nichols est à la recherche d'une passe pour se payer une chambre pour la nuit. Les deux femmes discutent une dizaine de minutes et se séparent.
Vers 3h30 du matin, elle est retrouvée morte à Buck's Row. Jack l'Éventreur a tranché sa gorge, lacéré sa langue et son abdomen et entaillé ses organes génitaux.

Annie Chapman

Jack l'Éventreur

Naissance: ? septembre 1841
Meurtre: 8 septembre 1888 (47 ans)
Lieu du décès: Hanbury Street
Nationalité: Britannique

Portrait d'Annie Chapman: Née Eliza Ann Smith, elle épouse un dénommé John Chapman en 1869. Le couple a eu trois enfants, deux filles et un fils handicapé.

Meurtre d'Annie Chapman: Dans la nuit, un habitant de Hanbury Street aurait entendu une femme crier et se débattre. Interrogé par la police, il a déclaré ne pas avoir eu le courage de lui venir en aide.
Vers 5h55, le corps d'Annie Chapman est retrouvée. Jack l'Éventreur a tranché sa gorge (si profondément qu'il l'a presque décapitée), ouvert son ventre, retiré ses intestins qu'il a déposé sur son épaule droite, ainsi que son utérus, son vagin et l'essentiel de sa vessie qui ont disparu.

Elizabeth Stride

Jack l'Éventreur

Naissance: 27 novembre 1843
Meurtre: 30 septembre 1888 (44 ans)
Lieu du décès: Dutfield's Yard
Nationalité: Suédoise

Portrait d'Elizabeth Stride: Elle est la fille d'un couple de paysans suédois. Une fois en âge de travailler, elle se fait embaucher comme domestique. Elle commence à se prostituer en 1865, accouche la même année d'un enfant mort-né et doit se faire soigner pour une maladie vénérienne. Elle émigre en Angleterre l'année suivante, elle a alors 22 ans. À son arrivée à Londres, elle se trouve un poste de domestique. En 1869, elle épouse John Thomas Stride, charpentier qui approche de la quarantaine avec lequel elle tient un pub dans l'East End jusqu'au milieu des années 1870. Leur relation devient ensuite tumultueuse, oscillant durant plusieurs années entre séparation et rabibochage. En 1882, la séparation est officielle. Elizabeth Stride se met alors en ménage avec Michael Kidney, un ouvrier des docks de sept ans son cadet, qui se plaint rapidement de son alcoolisme et de ses absences régulières. Elle gagne très mal sa vie avec des ménages et des travaux de couture, se prostituant occasionnellement dans l'East End pour arrondir ses fins de mois.

Meurtre d'Elizabeth Stride: Vers 23h, messieurs Best et Gardner, deux connaissances d'Elizabeth Stride, la voient marcher en direction de Commercial road et de Berner Street avec un homme. Ils le décrivent comme petit, moustachu, bien habillé et l'air très recommandable. L'homme était apparemment affectueux avec elle, n'hésitant pas à l'enlacer et à l'embrasser. Ils ont salué Stride et son "compagnon", ont entamé la discussion et ont proposé de la poursuivre autour d'un verre. L'homme a aussitôt refusé. Stride et lui ont alors repris leur route après cet échange très bref.
Vers 23h45, un témoin la voit dans Berner Street avec un homme en habit noir portant une casquette de marinier. Comme son compagnon précédent, il l'embrassait et l'enlaçait, le témoin ajoute qu'il l'a entendu lui dire "tu peux faire tes prières".
Vers 00h35, un policier voit Stride, toujours sur Berner Street, avec un homme dont il estime l'âge à 28 ans, vêtu d'un manteau noir et portant un chapeau à larges bords. L'homme portait un paquet de 20cm par 60cm environ, enveloppé dans du papier journal.
Vers 00h40, un témoin déclare avoir vu une femme se faire agresser à Dutfield's Yard. La femme aurait été jetée à terre par un homme vêtu d'un manteau noir et portant un chapeau à larges bords, surveillé par un deuxième homme un peu plus loin. Le témoin a fait mine de ne rien voir et a poursuivi sa route, se faisant pourchasser par le deuxième homme qu'il a finalement distancé. Lorsque la police lui a montré la dépouille de Stride, il l'a formellement identifiée.
Vers 01h00, un vendeur ambulant de bijoux a découvert une femme allongée au sol à Dutfield's Yard. La pensant ivre ou malade, il est parti chercher de l'aide. De retour quelques instants plus tard avec du renfort, le groupe a constaté que la femme était morte, égorgée.

Catherine Eddows

Jack l'Éventreur

Naissance: 14 avril 1842
Meurtre: 30 septembre 1888 (46 ans)
Lieu du décès: Mitre Square
Nationalité: Britannique

Portrait de Catherine Eddows: Fille d'un ouvrier dans une ferblanterie, elle a grandi dans une famille nombreuse (neuf frères et soeurs). En âge de travailler, Catherine Eddows intègre elle-même une ferblanterie. Après avoir perdu son emploi, elle se met en ménage avec un ancien soldat avec lequel elle a une fille et deux fils. En 1880, devenue alcoolique, elle quitte le foyer. Elle s'installe peu après avec un nouveau compagnon et commence à se prostituer pour payer le loyer. Elle passe une partie de l'été de 1888 à gagner sa vie comme ouvrière agricole, le soir du 30 septembre, cela faisait plusieurs semaines qu'elle ne s'était pas prostituée. Ses amis la décrivaient comme une femme enjouée, intelligente et adorant chanter, mais qui pouvait aussi avoir très mauvais caractère.

Meurtre de Catherine Eddows: Vers 20h30, Catherine Eddows est arrêtée pour ivresse sur la voie publique par le policier Louis Robinson. Lorsqu'il lui demande son nom, elle répond "Nothing" ("Rien").
Vers 01h00, jugée suffisamment sobre, elle est relâchée. Elle donne finalement un nom, "Mary Ann Kelly", curieusement proche du nom de la victime suivante.
Vers 01h35, trois hommes qui sortent d'un établissement nocturne l'aperçoivent tout près de Mitre Square en train de discuter avec un homme devant une Église. L'un de ces trois témoins, Joseph Lawende, décrit un homme moustachu portant une casquette et une veste de marinier, ainsi qu'une écharpe rouge, les deux autres ont bien vu un homme et une femme mais s'avèrent incapables de les décrire. Lorsque la police montre à Lawende la dépouille de Catherine Eddows, il confirme que c'est la femme qu'il a vue ce soir là mais semble surtout se baser sur la couleur de ses vêtements. Cette identification a donc toujours été sujette à caution.
Vers 01h45, le corps sans vie de Catherine Eddows est retrouvé à Mitre Square par Edward Watkins, policier en charge du secteur ce soir là. Watkins a déclaré être passé par là à 01h30 et n'avoir rien remarqué de suspect. De plus, n'ont rien remarqué non plus deux veilleurs de nuit, dont un ex-policier, ainsi qu'un policier hors-service qui étaient présents dans les parages au moment du crime. Jack l'Éventreur a donc été extrêmement rapide et brutal. Il a dérobé son rein gauche et une partie de son utérus, coupé les lèvres en deux, entaillé les gencives, sectionné l'extrémité du nez et ouvert une joue sur toute la longueur, le tout apparemment en une dizaine de minutes.

Mary Jane Kelly

Jack l'Éventreur

Naissance: vers 1863
Meurtre: 9 novembre 1888 (environ 25 ans)
Lieu du décès: Miller's Court
Nationalité: Britannique

Portrait de Mary Jane Kelly: Mary Jane Kelly est née en Irlande, elle a sept frères et une soeur, son père est ouvrier métallurgiste. Durant son enfance, la famille quitte l'Irlande au profit du Pays de Galles. Encore adolescente, elle épouse un mineur de charbon qui décède trois ans plus tard dans une explosion, faisant d'elle une veuve à seulement 19 ans. Elle sombre alors dans l'alcool et commence à se prostituer. Après avoir passé plusieurs mois dans un dispensaire pour soigner une maladie vénérienne, elle quitte le Pays de Galles et s'installe à Londres dans l'East End. Elle reprend aussitôt la prostitution et se crée une clientèle d'habitués qui la paient bien. Contrairement à la plupart des prostituées de l'East End, Mary Jane Kelly est jeune, mince, très jolie et a beaucoup de charme. De plus, alors qu'elle est volontiers décrite comme une jeune fille éloquente et cultivée, certains pensent même qu'elle est issue d'une bonne famille, il s'avère qu'elle est en fait illettrée. Finalement, bien qu'ayant un penchant assumé pour la bouteille, elle n'est pas une alcoolique sévère comme l'étaient les précédentes victimes.

Meurtre de Mary Jane Kelly: Le 10 novembre, vers 10h45, le propriétaire de la chambre qu'occupe Mary Jane Kelly envoie son assistant collecter le loyer. Elle a six semaines de retard et lui doit 29 shillings, Thomas Bowyer a donc pour instruction de se montrer insistant. Bowyer cogne plusieurs fois à la porte sans succès, aussi décide-t-il de s'introduire dans l'appartement grâce à une fenêtre brisée qui est simplement recouverte d'un manteau.
Il découvre alors sur le lit le cadavre horriblement mutilé de Mary Jane Kelly. L'ensemble de la pièce est maculée de sang. Elle est allongée sur le dos les jambes très écartées, Jack l'Éventreur a tranché sa gorge jusqu'à l'os, découpé ses seins, ouvert grand son abdomen et retiré tous les organes. Le coeur, une partie de l'utérus et l'essentiel de ses parties génitales ont été emportées. Un sein, une partie de l'utérus et ses reins lui servent d'oreiller, son foie est entre ses pieds, ses intestins sont à sa droite, sa rate sur sa gauche, l'autre sein sous son pied droit. Les chairs de l'abdomen et des cuisses gisent sur la table. Son visage est horriblement tailladé, le nez, les joues, les sourcils, les lèvres et les oreilles ont été sectionnés.
D'après le rapport d'autopsie, elle est morte dans la nuit vers 2h du matin. Les autres locataires n'ont rien entendu.

Le cas Martha Tabran

Jack l'Éventreur

Le 7 août 1888, Martha Tabran (ou Martha Tabram), une prostituée dans la quarantaine, est retrouvée morte dans une rivière de sang à 4h50 du matin. 39 coups de couteau eurent raison d'elle.

Selon les témoignages consignés dans le rapport de police, elle a été vue, peu avant minuit, se dirigeant vers George Yard dans le quartier de l'East End. Elle était ivre et accompagnée d'un homme ayant l'air d'un soldat de première classe, probablement un client.

S'il s'avère qu'elle a été tuée par Jack l'Éventreur, elle est alors sa première victime. Toutefois, Martha Tabran est morte poignardée, or, les autres victimes ont toutes été égorgées. Le mode opératoire étant crucial chez les tueurs en série, comme une sorte de signature, cette différence est suffisante pour exclure Martha Tabran de la liste officielle.

Cela dit, comme il s'agirait de son premier meurtre si Jack l'Éventreur en était l'auteur, il est tout à fait possible qu'il n'ait finalement pas été satisfait de ce mode opératoire, adoptant finalement l'égorgement.

En réalité, le débat sur Martha Tabran n'a jamais été véritablement tranché, aussi, aux yeux des historiens et des aficionados, elle a un statut hybride de première victime très probable de Jack l'Éventreur.

L'identité de Jack l'Éventreur

Si l'on compile les différentes enquêtes menées jusqu'à aujourd'hui par des historiens, des journalistes et autres "ripperologues", la liste des suspects "sérieux" avoisine la centaine de noms.

De tous ces suspects, cinq se distinguent: James Maybrick, Walter Sickert, le Prince Albert Victor duc de Clarence, Sir William Gull et Aaron Kosminski. Les quatre premiers ont un certain nombre de points communs: notables, fortunés et égocentriques. Aaron Kosminski était quant à lui un immigré juif polonais, barbier de profession.

James Maybrick

Jack l'Éventreur

Naissance: 25 octobre 1838
Décès: 11 mai 1889
Profession: Négociant en coton
Nationalité: Britannique

James Maybrick est né à Liverpool le 24 octobre 1838, d'un père graveur sur cuivre et d'une mère femme au foyer. Conformément à la tradition familiale, son père était aussi prêtre (anglican). De son enfance on ne sait que très peu de choses, il avait quatre frères: William, Michael, Thomas et Edwin, James étant le second enfant de la famille. On suppose qu'il a effectué sa scolarité au "Liverpool College", comme ce fut le cas pour son frère aîné, mais la destruction des archives de cette école au cours de la seconde guerre mondiale empêche de l'affirmer.

Les seuls éléments connus sur les vertes années de James Maybrick se résument à une passion pour les jouets étrangers, qu'il restait des heures à contempler au Civet Cat, échoppe située à Church Street. On sait également qu'il rêvait de contrées lointaines et faisait régulièrement des détours vers la boutique de M. Marcus, le marchand de tabac, qui organisait de grandes excursions à Londres dans des trains parés de drapeaux multicolores.

Les Maybrick menaient une vie modeste et pieuse dans un quartier tranquille de Liverpool. Bien que n'ayant pas des revenus importants, William et Susannah assurèrent à leurs enfants une vie à l'abri du besoin et une excellente éducation. Les Maybrick étaient des membres respectés de la communauté, car William, grand-père de James Maybrick, était le prêtre de la paroisse de St. Peter en plein coeur de Liverpool. L'orgue était également tenu par les Maybrick et certains étaient membres du conseil paroissial. Cela étant, malgré cette grande tradition religieuse des Maybrick, une fois adultes, aucun des quatre frères ne devint prêtre, ni même d'ailleurs pratiquant.

C'est en 1860 que l'on trouve une première trace concrète de la vie de James Maybrick, lorsqu'il quitte le domicile familial à 22 ans pour s'installer à Londres. Il y apprend le métier qui fera de lui un notable fortuné, le commerce du coton. Dans son temps libre, il s'intéresse à son arbre généalogique et par association à l'East End, quartier de Londres que ses descendants ont quitté lorsque le chômage et la débauche l'eurent envahit.

Sans que la date exacte ne soit connue, il épouse Sarah Robertson dans les années 1860, une commerçante. De ce mariage et de Sarah Robertson, on ne sait que très peu de choses. À travers le recensement de la population, on sait qu'elle est née en 1836 et qu'elle avait une propension à se rajeunir éhontément... En 1851, elle vivait chez sa tante qui déclarait héberger sa nièce de 15 ans. En 1861, Sarah Robertson déclarait avoir 25 ans, puis 33 ans en 1871, 35 ans en 1881, 44 ans en 1891... Les recensements de 1851 et 1861 indiquent vraisemblablement son âge véritable, avant que sa coquetterie n'altère sa notion du temps. Elle est morte à un âge avancé, le 17 janvier 1927, à 90 ou 91 ans.

En 1871, suite au décès du père de James Maybrick, le couple déménage à Liverpool.

Au cours des années qui suivent, James Maybrick fait preuve de beaucoup de talent dans les affaires, créant finalement sa propre entreprise en 1873 dans le commerce du coton. Bien que la compétition soit alors très féroce dans ce milieu, il tire son épingle du jeu et devient peu à peu un notable fortuné.

Jack l'Éventreur

En 1881, James Maybrick rencontre l'américaine Florence Chandler, surnommée Florie, qu'il épouse le 27 juillet de la même année. Il a déjà 43 ans tandis que sa nouvelle et très belle épouse n'est âgée que de 19 ans. Sa beauté virginale n'est toutefois pas son unique atout, en réalité, Maybrick s'intéresse surtout à son rang social...

Florence Chandler est la fille de l'américaine Caroline Von Roques, dont le troisième et actuel mari est le baron allemand Adolph von Roques. Aristocratie bas de gamme, étrangère de surcroît, mais aristocratie quand même. Lui qui a obtenu la respectabilité et l'argent, ce mariage lui offre, cerise sur le gâteau, une petite place parmi les nobles.

Pour l'anecdote, Caroline Von Roques fut soupçonnée de meurtre sur ses deux premiers maris...

Lorsque James Maybrick épouse Florence Chandler, il est encore légalement marié à Sarah Robertson. Il mène peut-être une double vie à l'insu ou pas de ses épouses, ils sont peut-être séparés et divorcer lui semblait superflu. L'histoire ne dit pas comment s'articule ce double mariage, mais à l'époque, la rumeur veut que Maybrick entretient une "maîtresse" avec laquelle il a eu 5 enfants.

Jack l'Éventreur

Pour l'installation du couple, James Maybrick fait les choses en grand et achète la "Battlecrease House", un manoir à Aigburth, la banlieue chic de Liverpool. Comme prévu, l'arrivée de cette petite américaine, belle-fille d'un baron allemand, intrigue la bonne société. Florie, avec son exotisme américain et sa beauté, les séduit sans difficulté. Ils deviennent en peu de temps des invités incontournables des grands bals, dîners et cérémonies publiques. En parallèle à cette vie mondaine bien remplie, le couple a deux enfants, un garçon et une fille. Mais cette vie idyllique ne dure qu'un temps...

À partir de la fin des années 1880, la situation se complique. Florie vit de plus en plus mal la perversité croissante des demandes sexuelles de son mari. Quant à James Maybrick, il s'est mis à l'arsenic sur le conseil de son médecin et sa consommation a dégénéré, au point d'ingérer quotidiennement des doses théoriquement mortelles. Et ce n'est pas tout. En plus de l'arsenic, un peu hypocondriaque sur les bords, Maybrick ingère d'autres substances parfois puissantes, comme la strychnine. Au cours d'une soirée, son beau-frère s'amuse à comparer son estomac à une pharmacie.

James Maybrick sombre dans une profonde dépression. Devenu paranoïaque à cause de l'arsenic, il soupçonne sa femme de conspirer contre lui et surtout de le tromper. Toutes ses pensées sont consignées dans son journal qui est bien caché dans son bureau, désormais fermé à clé à la moindre absence. Il y raconte à la première personne et avec une précision troublante des meurtres de prostituées, des meurtres qui ont réellement été perpétrés et qui sont attribués à Jack l'éventreur. Le style du journal est par ailleurs surprenant. Alors que Maybrick est un homme distingué et instruit, lorsqu'il écrit dans son journal, il devient très vulgaire et fait beaucoup de fautes. Il va jusqu'à mal orthographier le prénom de sa propre fille, surnomme sa femme la "catin" et la "putain" et son amant le "maquereau". Apparemment, il a en lui un avatar qui prend le dessus à certains moments.

Florie assiste impuissante au déclin de son mari. Lui qui était un homme robuste et ne faisant pas son âge, il se met à vieillir rapidement. Ses affaires périclitent, il s'absente fréquemment sans donner de raison et se montre de plus en plus agressif avec elle, parfois délirant. À partir de 1889, il est de notoriété publique que le couple fait désormais chambre à part et que Florie rêve de divorcer. Le droit britannique donnant la priorité au père, elle se l'interdit pour ne pas perdre ses enfants.

En mars 1889, Florie commet l'irréparable en vivant une brève aventure. À la recherche de réconfort, elle en trouve dans les bras d'Alfred Brierley, un concurrent de son mari. James Maybrick l'apprend aussitôt. C'est vraisemblablement la première fois qu'elle le trompe, mais lui y voit la confirmation de ses délires paranoïaques, persuadé que sa femme est une "putain" qui le trompe abondamment depuis des années. Humilié et fou de rage, il devient violent et lui assène plusieurs coups. À partir du mois de mai, après avoir intercepté une lettre enflammée de Brierley, Maybrick fait même surveiller sa femme. La tension est à son comble. Quand soudain, le 11 mai, il meurt à 51 ans.

Aux yeux de la justice la cause de la mort ne fait aucun doute: empoisonnement à l'arsenic. Florie est accusée et placée en état d'arrestation. Nombre de médecins contestent la théorie criminelle, soutenant qu'il est mort d'une insuffisance rénale aggravée par une mauvaise gastro-entérite. Selon eux, Maybrick est bien mort empoisonné, mais cet empoisonnement, il ne le doit qu'à lui-même et à ses années d'abus. Ils le prouveront en démontrant qu'il n'y avait qu'un seul grain d'arsenic dans son estomac alors que beaucoup plus auraient été nécessaires pour venir à bout d'un homme, a fortiori Maybrick et sa consommation industrielle.

Jack l'Éventreur

Le juge de l'affaire, James Fitzjames Stephen, est ironiquement surnommé "Injustice" par les membres du barreau. Très expéditif, il ne s'intéresse qu'aux preuves et témoignages à charge. Il est aussi notoirement misogyne. Comble de malchance, son fils fait partie des suspects dans l'enquête sur Jack l'Éventreur. De plus, son fils est aussi un ami du Duc de Clarence, petit-fils de la Reine Victoria, au sujet duquel certaines rumeurs commencent à circuler quant à une possible bisexualité, un vice auquel il s'adonnerait dans une maison close pour homosexuels au milieu d'autres notables, certains d'entre-eux dans la justice.
La reine Victoria, comme le juge Stephen et certains de ses collègues, ont urgemment besoin que l'attention des journalistes soit détournée. L'intérêt qu'ils manifestent pour Florie représente pour eux une diversion inespérée, aussi a-t-il probablement été décidé de l'exploiter autant que possible à travers un procès médiatique, auquel cas, avant même que le procès ne commence, il est déjà évident qu'il sera biaisé.

Jack l'Éventreur

Nombre de journalistes soutiennent la cause de Florie, dénonçant en une cette "parodie de justice". Le discours du juge Stephen à l'ouverture du procès, dans lequel il attaque Florie sur son adultère, qu'il considère comme étant le pire des crimes pour une femme, choque énormément. Un discours si partial, de surcroît à l'ouverture du procès, est parfaitement inadmissible. Il aurait dû se faire retirer l'affaire, mais curieusement, ce ne sera pas le cas.
Même son avocat, Charles Russel, semble contre elle, lui qui est pourtant d'ordinaire un membre éminent du barreau et un avocat réputé de la défense.
Finalement, ce n'est un secret pour personne que le juge Stephen, grand consommateur d'opium, perd peu à peu la raison. Deux ans après le procès de Florie, il sera d'ailleurs mis à la "retraite" et interné dans une maison de "repos" qu'il ne quittera que le jour de sa mort.

Jack l'Éventreur
Florence Maybrick en 1907 (troisième en partant de la gauche)

Première américaine à être jugée par un tribunal britannique, Florie est finalement condamnée à mort. Face à l'émotion populaire que suscite le verdict, la Reine Victoria décide de la gracier, commuant la condamnation à mort en prison à vie. Elle sera finalement libérée en 1904. Elle ne reverra jamais ses enfants, de plus, comme le patrimoine du couple a été saisi, Florie sera libre mais totalement ruinée. Elle parviendra à retourner aux États-Unis, s'installant dans le Connecticut où elle résidera jusqu'à sa mort en 1941. Ne devant sa subsistance qu'à la générosité de ses voisins et à quelques leçons particulières qu'elle donnera ici ou là, sa seconde vie sera misérable.

Résumons. James Maybrick était un grand drogué souffrant d'une paranoïa sévère dirigée contre sa femme. Si l'on additionne sa santé mentale aux descriptions des meurtres dans son journal, la possibilité qu'il soit Jack l'Éventreur semble tout à fait crédible. Certains contestent l'authenticité de ce journal, néanmoins, après un examen au microscope à balayage électronique, un laboratoire d'analyses a confirmé qu'il datait bien de la fin du XIXe siècle. En plus de son profil et de son journal, l'une des rares pièces à conviction trouvées sur les lieux des crimes se trouve être un mouchoir, sur lequel étaient brodées les lettres "J.M".

Il serait tout de même ironique, à l'époque de Jack l'Éventreur, que sa propre femme soit jugée dans un cadre aussi médiatique sans que personne ne se doute qu'elle était mariée au tueur le plus célèbre d'Angleterre.

Walter Sickert

Jack l'Éventreur

Naissance: 31 mai 1860
Décès: 22 janvier 1942
Profession: Peintre
Nationalité: Britannique

Walter Sickert est né en Allemagne, à Munich, le 31 mai 1860. Son père était un peintre danois et sa mère était d'origine irlandaise. Tout comme James Maybrick, son enfance et son adolescence sont des domaines sur lesquels on ne sait que peu de choses.

On sait cependant que Walter Sickert subit en 1865, alors qu'il n'a que 5 ans, sa troisième et dernière opération pour une malformation génitale: son pénis est gravement atrophié et creusé. Ces reconstructions sont finalement peu concluantes, aussi deviendra-t-il un adulte très complexé, pour lequel il est physiquement difficile d'avoir des rapports sexuels. Par ailleurs, il apprendra quelques années plus tard que sa mère fut une enfant illégitime, or, tirant son origine des moeurs et du goût de l'époque pour la superstition, une croyance populaire veut que les enfants de "bâtardes" sont fréquemment atteints de malformations.

En 1868, alors que Walter Sickert a 8 ans, sa famille s'installe à Londres.

En 1881, passionné par la peinture, Walter Sickert intègre à 21 ans la prestigieuse "Slade School of Fine Arts", qu'il quitte un an plus tard pour devenir le protégé et l'assistant du peintre James McNeill Whistler. Il s'installe ensuite à Paris où il devient l'élève d'Edgar Degas. Whistler et Degas auront d'ailleurs l'un et l'autre une grande influence sur son oeuvre. Finalement, il revient à Londres.

Jack l'Éventreur

En 1889 la police reçoit une lettre signée Jack L'éventreur dont voici un extrait "... détruire les putains ignobles et immondes de la nuit, dépitées, perdues, rejetées, loqueteuses et maigres, elles fréquentent les théâtres, les music-halls et boivent le gin de l'Enfer". En 1888, année des assassinats, Walter Sickert fréquente assidûment les music-halls, il s'y rend souvent et fait des croquis de corps féminins disloqués, certaines vedettes du music-hall posent même pour lui.

En 1904, Walter Sickert peint une toile intitulée "The Journal". La ressemblance est frappante entre la toile et la photographie prise à la morgue du cadavre de Catherine Eddows, photo qui n'a jamais été publiée. Dans les deux cas, le sujet est allongé sur le dos, tête en arrière et bouche ouverte. Une position dans laquelle lire un journal semble particulièrement inconfortable... Par ailleurs, la position du journal, derrière la tête comme l'indique les cheveux, rend impossible la lecture.

Jack l'Éventreur
The Guardian

En septembre 1907, Emily Dimmock, prostituée, est assassinée à Camden Town, à quelques rues seulement des ateliers de Walter Sickert. Selon la théorie officielle, ce meurtre ne fait pas partie des crimes de l'éventreur qui se sont arrêtés en 1888, mais le mode opératoire est très exactement le même. C'est à ce moment précis que Sickert entame une série de tableaux montrant cette fois clairement un meurtrier et sa victime. La première, "The Guardian", semble inspirée de l'affaire Emily Dimmock. On y voit un homme habillé, regardant le sol et assis au bord d'un lit, sur lequel est étendue la femme qu'il vient d'assassiner, femme qui a tout du physique d'Emily Dimmock.

Jack l'Éventreur

Walter Sickert récidive en 1913 avec "Ennui". Cette peinture montre un homme et une femme dans un salon, l'homme est assis à une table et est songeur pendant que la femme semble s'ennuyer. Cette toile n'a, a priori, rien de suspect, mais derrière les deux protagonistes, se trouve une toile accrochée au mur ou une jeune femme ne s'aperçoit pas qu'un homme en noir se cache derrière elle dans l'ombre. Si l'on examine cette toile de plus près, le visage de la femme est à mi-chemin entre un visage humain et un crâne. Tout ceci apparaît très clairement comme une métaphore annonçant la mort de la femme.

Les tendances morbides et le penchant de Walter Sickert pour les affaires criminelles vont ensuite s'estomper. Il est mort de vieillesse à Bathampton en Angleterre le 22 Janvier 1942 à 82 ans.

Résumons. Du fait de ses complexes issus de sa difformité et du statut social de sa mère, auxquels s'ajoute sa conviction que les deux sont liés, Walter Sickert a une vision traumatisée des femmes. Il les associe à la mort dans ses peintures et dans la vie les méprise. Son premier mariage, avec Ellen Melicent Ashburner Cobden, fut d'ailleurs chaotique. Celle-ci le décrivait comme un mari apathique et infidèle, au point d'ailleurs de demander le divorce en 1899, une procédure alors rarissime, a fortiori à l'initiative de l'épouse. Compte tenu de son profil et des indices que constituent ses toiles, sans oublier la lettre envoyée à la police et le meurtre troublant d'Emily Dimmock, Walter Sickert est un deuxième suspect sérieux dans l'affaire Jack l'Éventreur.

Albert Victor Duc de Clarence

Jack l'Éventreur

Naissance: 8 janvier 1864
Décès: 14 janvier 1892
Profession: Prince et militaire
Nationalité: Britannique

Le Prince Albert Victor Christian Edward est né en 1864. Fils aîné du prince Albert-Édouard, lui-même fils de la reine Victoria et futur Édouard VII, il est le deuxième dans l'ordre de succession au trône.

Alors qu'il grandit, on découvre que le Prince Albert Victor est pratiquement sourd. De plus, au fur et à mesure que les années passent, il apparaît qu'il est un peu lent. La reine Victoria soupçonne que la bienveillance de son précepteur n'arrange rien à ce problème, voire qu'elle en est la cause, Edward Carpenter est donc libéré de sa fonction au profit de John Dalton, réputé bien plus sévère. Le prince a alors six ou sept ans. Comme prévu, Dalton est très dur avec lui, mais le changement de méthode n'obtient pas les résultats escomptés. Le Prince Albert Victor régnera un jour sur le Royaume-Uni, aussi s'inquiète-t-on à Buckingham pour l'avenir du pays.

Une fois le Prince Albert Victor adulte, d'autres motifs d'inquiétude se mettent à poindre. Le principal est sa sexualité débridée. Il est connu que le Duc de Clarence mène une vie très libertine, il participe régulièrement à de grandes orgies et satisfait volontiers ses pulsions avec des prostituées de l'East End. Pire encore, des rumeurs circulent sur une probable bisexualité, il serait apparemment un client régulier d'une maison close pour homosexuels de la rue Cleveland et certains journalistes ont commencé à enquêter. Et ce n'est pas tout... En 1887, la reine Victoria découvre que le Prince Albert Victor entretient une liaison avec Martha Tabran, une prostituée catholique de l'East End. Il semblerait même qu'il soit le père d'un bâtard dont la mère est une prostituée du même secteur, Martha Tabran ou une autre. La reine lui ordonne aussitôt de mettre un terme à cette liaison et de tirer un trait sur certaines virées nocturnes, ce à quoi il aurait fini par consentir en 1888.

Durant l'été 1888, le Prince Albert Victor aurait été victime de chantage. Une source bien informée l'aurait menacé de parler aux journalistes de ses soirées dans l'East End et surtout de son bâtard avec une prostituée. Coïncidence troublante, le 7 août 1888, Martha Tabran meurt poignardée.

Durant cette période, la reine apprend de son médecin, Sir William Gull, également le médecin du Prince Albert Victor, que celui-ci a contracté la syphilis quelques années plus tôt. Une maladie dont il est bien connu qu'elle conduit fréquemment à la démence et qu'on ne sait pas encore vraiment soigner (on ne commence à guérir les syphilitiques qu'à partir des années 1940 avec la découverte de la pénicilline).

Résumons. Conscient de ne pas être en odeur de sainteté avec sa grand-mère, la Reine Victoria, le Prince Albert Victor s'est senti obligé de mettre un terme par tous les moyens à ce chantage avant qu'elle n'apprenne les pressions qui commençaient à s'exercer sur lui. Il aurait alors demandé à un ou plusieurs membres de sa garde rapprochée d'exécuter Martha Tabran, première suspecte évidente dans cette affaire, ainsi que les autres prostituées de l'East End qui étaient au courant de la liaison. Étant donné son emploi du temps, il ne put être lui-même l'auteur des crimes, il serait donc, s'il était Jack l'Éventreur, un coupable par procuration.

Selon une autre hypothèse, qui explique le léger changement de mode opératoire, le Prince Albert Victor n'aurait commandité que le meurtre de Martha Tabran, les autres meurtres étant imputables à Sir William Gull...

Sir William Gull

Jack l'Éventreur

Naissance: 31 décembre 1816
Décès: 29 janvier 1890
Profession: Médecin
Britannique: Polonais

Un peu lent, presque sourd, client de l'East End, syphilitique, bisexuel probable et possible père d'un bâtard enfanté par une prostituée, le prince Albert Victor est le canard boiteux de la famille royale. La perspective qu'il régnera un jour est une terrible source d'angoisse, sans doute cherche-t-on un moyen de faire régner son frère cadet. En attendant, la situation doit être contenue.

Apprenant le chantage dont son petit-fils est victime et la solution radicale pour laquelle il a opté, la Reine Victoria aurait donc cherché à contenir la situation. Après avoir obtenu du Prince Albert Victor les noms et descriptions des prostituées au courant de la liaison, elle aurait demandé à Sir William Gull de finir le travail... À moins que Sir William Gull lui-même ne soit à l'initiative. Cette théorie explique par ailleurs le travail presque chirurgical de Jack l'Éventreur sur la plupart des victimes et sa connaissance évidente de l'anatomie humaine.

Aaron Kosminski

Jack l'Éventreur

Naissance: 11 septembre 1865
Décès: 24 mars 1919
Profession: Barbier
Nationalité: Polonais

Né en Pologne dans une famille juive, Aaron Kosminski est le fils d'un tailleur. Durant son enfance, sa famille émigre en Allemagne. Durant son adolescence, entre 1880 et 1882, il émigre à nouveau, cette fois en Angleterre. Pour cette deuxième émigration, il est accompagné de ses frères et soeurs, ainsi que de quelques proches. Ses parents ne sont pas du voyage. Sa mère les rejoindra bien plus tard, en 1894, se faisant enregistrer comme "veuve".

À son arrivée en Angleterre, Aaron Kosminski se fait embaucher comme barbier dans l'East End, le terrain de chasse de Jack l'Éventreur. Sa vie professionnelle devient rapidement très erratique, au point de devoir sa subsistance à ses frères et soeurs qui lui assurent le gîte et le couvert.

À partir de 1885, son état mental devient très préoccupant. Aaron Kosminski souffre d'hallucinations, de phobies, de troubles alimentaires et refuse catégoriquement de se laver, il a également un goût démesuré pour la masturbation. Le 12 juillet 1890, après des bouffées délirantes, il passe trois jours dans un centre de détention. Le 4 février 1891, après avoir menacé la soeur d'un dénommé Jacob Cohen avec un couteau, il retourne au centre de détention. Il est alors ajouté dans son dossier qu'il n'a pas travaillé depuis des années. Le 7 février, étant donné son état mental, il est transféré dans un asile psychiatrique (le Colney Hatch Lunatic Asylum) dont il ne sortira que le 19 avril 1894 pour être transféré dans un autre asile (Leavesden Asylum). Il passera le reste de sa vie interné, décédant à 53 ans à la suite d'une gangrène de la jambe gauche. Il pèsera alors 44 kilos.

Au moment des meurtres de Jack l'Éventreur, il est interrogé par la police après qu'un témoin ait déclaré l'avoir vu avec l'une des victimes le soir de sa mort. Mais finalement le témoin se rétracte, coïncidence troublante, après avoir découvert qu'Aaron Kosminski est juif polonais comme lui. Faute de preuve, Kosminski est relâché. Le chef du département d'enquêtes criminelles de Scotland Yard, Melville Macnaghten, est toutefois persuadé qu'il est Jack l'Éventreur, comme en témoigne un memorandum rendu public en 1970.

En 2014, un homme d'affaires anglais passionné par Jack l'Éventreur, Russell Edwards, fait l'acquisition d'un châle lors d'une vente aux enchères, dont le vendeur affirme qu'il fut retrouvé près du cadavre de Catherine Eddowes. Après un examen méticuleux, une trace de sperme a été trouvée sur le châle, laquelle fut soumise à une analyse ADN. Russell Edwards a ensuite contacté une descendante d'une soeur d'Aaron Kosminski et a obtenu d'elle des échantillons grâce auxquels une comparaison a pu être effectuée. Le résultat est sans appel, les deux ADN correspondent, Aaron Kosminski est donc bien le coupable.

Le problème est que ce châle ne figure nulle part dans les rapports de police. Le vendeur justifie cette absence en prétendant que son ancêtre, Amos Simpson, policier au moment des meurtres de Jack l'Éventreur, l'aurait subtilisé avant qu'il ne soit enregistré comme pièce à conviction. La famille Simpson l'aurait ensuite conservé jusqu'en 2014, se le passant de génération en génération sans que personne n'y touche. Par ailleurs, même si l'histoire du châle est vraie, l'analyse ADN qui peut être réalisée à partir d'un échantillon aussi âgé n'est pas nécessairement concluante.

Il ne s'agit pas de nier la théorie défendue par Russell Edwards, mais en l'absence d'éléments plus probants, il convient d'être très prudent quant à la possibilité qu'Aaron Kosminski soit Jack l'Éventreur.

En conclusion

Ce ne sont là que cinq suspects parmi beaucoup d'autres dans l'affaire Jack l'Éventreur, certains d'ailleurs célèbres, comme Lewis Carroll (auteur d'Alice au pays des merveilles), Thomas John Barnardo (grand philanthrope du XIXe siècle) ou encore Joseph Merrick (Elephan man).

Certaines victimes qui ne correspondaient pas ont été écartées, peut-être hâtivement.

Finalement, un autre tueur en série que Jack l'Éventreur sévissait en même temps que lui, dans l'East End lui aussi, le "Torso killer", avec lequel l'histoire fut beaucoup moins généreuse. Les modes opératoires étant très différents, il s'agissait sans doute de deux tueurs, comme le pensaient déjà les policiers de l'époque. Mais sait-on jamais...

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