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Joseph Pitton de Tournefort : Biographie

Portraits > Joseph Pitton de Tournefort dans l'histoire du jardinage

  1. Introduction
  2. Les vertes années de Joseph Pitton de Tournefort (1656-1677)
  3. Un signe macabre de la providence (1677-1683)
  4. Un herbier célèbre et un professeur renommé (1683-1692)
  5. Un immense honneur et finalement un médecin (1692-1700)
  6. Une bible pour les botanistes et amateurs de jardinage (1700-1702)
  7. Les dernières années de Joseph Pitton de Tournefort (1702-1708)

Né le 5 juin 1656
Décédé le 28 décembre 1708
Botaniste, naturaliste explorateur
Spécialiste de la flore du Levant

Joseph Pitton de Tournefort
Joseph Pitton de Tournefort et Tournefort.

Les vertes années de Joseph Pitton de Tournefort (1656-1677)

Joseph Pitton de Tournefort est issu d'une grande famille de la noblesse française, son père, Pierre Pitton, seigneur de Tournefort, était à la tête d'une immense fortune. Recevant une éducation très stricte, son enfance est relativement austère.

Durant sa jeunesse, Joseph Pitton de Tournefort s'intéresse déjà de près à la botanique et au jardinage, partant étudier la flore environnante aussi souvent qu'il le peut, souvent aussi lorsqu'il ne le peut pas, s'évadant de la maison familiale, ne se présentant pas à ses leçons de latin. De tels moments d'égarements sont sévèrement punis mais il recommence inlassablement.

Joseph Pitton de Tournefort
Descartes

Arrivé à l'adolescence, il est initié à la philosophie mais ne s'y intéresse guère. Jusqu'au jour où Joseph Pitton de Tournefort découvre des ouvrages de Descartes dans la bibliothèque de son père et se nourrit de cartésianisme. Cet intérêt pour Descartes, il l'a en commun avec un grand jardinier en train de révolutionner le jardinage avec les Jardins de Versailles, André Le Nôtre.

Le rationalisme de Descartes n'est alors pas dans les bons papiers des familles pieuses, jugé incompatible avec une foi véritable. Or, comme c'était souvent l'usage dans les grandes familles, son père le destine à la vie religieuse et lui fait prendre des cours de théologie pour conjurer cette passion naissante, de peur qu'elle n'entrave son destin chez les jésuites. Mais Joseph Pitton de Tournefort s'obstine, étudiant Descartes en cachette, aussi est-il inscrit au séminaire sans plus attendre.

Le séminaire ne change rien à ce que pense Joseph Pitton de Tournefort de la vie tracée par son père, le subissant par obligation familiale, s'évadant régulièrement dans les jardins de l'apothicaire Jacques Daumas. Dans ces jardins, il rencontre des médecins, des botanistes, des herboristes avec lesquels il prend un immense plaisir à s'instruire et échanger. C'est là notamment qu'il fait la rencontre d'un jeune étudiant en médecine féru de botanique et de jardinage, avec lequel c'est le début d'une longue amitié, Pierre-Joseph Garidel.

Pierre-Joseph Garidel insiste pour lui présenter un père Minime avec lequel il « herborise » dans les environs, botaniste et ancien élève du grand Paolo Silvio Boccone, un certain Charles Plumier. Cette rencontre est décisive, Charles Plumier devient un mentor pour Joseph Pitton de Tournefort qui se délecte de fuir le séminaire dès qu'il le peut pour apprendre la botanique à ses côtés, souvent en compagnie également de Pierre-Joseph Garidel.

Un signe macabre de la providence (1677-1683)

En 1677, son père décède. Joseph Pitton de Tournefort qui n'a pas encore prononcé ses voeux, considère qu'il est désormais libre de consacrer sa vie à la science plutôt qu'à la prière, il quitte alors le séminaire. Dans un premier temps, il se plonge dans la botanique, poursuivant son herbier avec l'aide de Charles Plumier et continuant de bénéficier de ses enseignements. En 1679, il part à Montpellier pour y étudier la médecine, herborisant dans les environs dès qu'il dispose d'un peu de temps libre.

En 1681, désireux d'améliorer encore son herbier, il part à la découverte du sud, prévoyant d'aller jusqu'à Barcelone. L'idée de ce périple intéresse de près ses camarades, ceux-ci le savent fin botaniste et plusieurs d'entre-eux s'invitent pour apprendre. C'est ainsi que Joseph Pitton de Tournefort entamera un pèlerinage botanique d'un an, accompagné d'une cohorte d'étudiants en médecine dont il sera le Charles Plumier.

De retour en fin d'année, Joseph Pitton de Tournefort enrichit son herbier de ses récoltes et continue ensuite d'en accroître la richesse, au point d'en faire une vraie célébrité locale.

Un herbier célèbre et un professeur renommé (1683-1692)

En 1683, l'herbier de Joseph Pitton de Tournefort n'est plus seulement célèbre dans les environs, il fait désormais parler de lui à Paris. Madame de Venelle, épouse d'un conseiller du parlement d'Aix (cour de justice sous l'Ancien Régime) insiste pour qu'il s'y rende avec elle, lui promettant de belles rencontres par son entremise.

Joseph Pitton de Tournefort
Guy-Crescent Fagon

Joseph Pitton de Tournefort répond favorablement à l'invitation de Madame de Venelle. Il se rend alors avec elle à Paris où elle s'empresse de lui présenter notamment Guy-Crescent Fagon, botaniste et Médecin du Roi, sommité du jardinage, qui était très curieux de rencontrer ce jeune homme dont tout le monde parle. Il est même dit que c'est à sa demande que Madame de Venelle aurait insisté pour qu'il vienne à Paris.

Joseph Pitton de Tournefort
Gravure du Jardin du Roi datant de 1636

Guy-Crescent Fagon n'est pas déçu, Joseph Pitton de Tournefort est à l'évidence un botaniste à la hauteur de sa réputation, aussi décide-t-il de lui faire une proposition: devenir professeur de botanique au Jardin du Roi. Cette occasion inespérée est acceptée au pied levé.

S'investissant énormément dans cette nouvelle charge, Joseph Pitton de Tournefort devient vite un professeur respecté, ses cours ont très bonne presse et accueillent un nombre sans cesse croissant d'étudiants. On commence même à parler de lui à l'étranger, les grandes familles envoient leurs enfants à Paris pour profiter de ses classes, des botanistes de toute l'Europe font le déplacement.

Même Louis XIV est intrigué et vient à sa rencontre. Impressionné par ses connaissances et son énergie, il lui confie alors la mission d'enrichir les Jardins du Roi. Joseph Pitton de Tournefort part ainsi à la recherche de nouveaux spécimens en Espagne, au Portugal, en Hollande et en Angleterre, contribuant à faire de la flore des Jardins du Roi l'une des plus riches d'Europe. Durant son séjour en Hollande, il fera la rencontre de Paul Hermann, grand professeur de botanique qui lui propose de prendre sa place à Leyde, promettant même une pension de 4000 livres, un montant largement supérieur à ce que lui rapportent ses cours en France ; mais il refuse, préférant donner la priorité à son pays.

Un immense honneur et finalement un médecin (1692-1700)

Joseph Pitton de Tournefort
Jean-Paul Bignon dit l'Abbé Bignon et l'Académie des Sciences reçue par Louis XIV.

En 1692, sous la pression de l'Abbé Bignon, Joseph Pitton de Tournefort fait son entrée comme pensionnaire à l'Académie des Sciences, alors même qu'il n'est toujours pas docteur en médecine, ce qui est normalement une condition sine qua non. C'est une première depuis la création de l'Académie des Sciences dans les années 1660.

Joseph Pitton de Tournefort réorganise alors ses journées afin d'avoir plus de temps à consacrer à ses études de médecine, conscient que cet honneur pourrait devenir une tare si la situation se pérennise. Il doit également trouver du temps pour publier, eut égard à son nouveau statut d'académicien.

En 1694 sort son premier ouvrage « Éléments de botanique ou méthode pour connaître les plantes ». Son succès est considérable, Joseph Pitton de Tournefort est même contraint d'en rédiger une version en latin pour que le reste de l'Europe puisse le lire, lui qui détestait tant le latin dans sa jeunesse.

Deux ans plus tard, en 1696, il devient finalement médecin.

En 1698 sort son deuxième ouvrage « Histoire des plantes qui naissent aux environs de Paris, avec leur usage en médecine ».

Joseph Pitton de Tournefort travaillera ensuite sur la classification des plantes durant environ deux ans.

Une bible pour les botanistes et amateurs de jardinage (1700-1702)

Joseph Pitton de Tournefort
Louis II Phélypeaux de Pontchartrain et deux prêtres arméniens dessinés par Claude Aubriet durant le voyage.

En 1700, Louis XIV, sur proposition de Pontchartrain, assigne à Joseph Pitton de Tournefort la responsabilité d'un voyage d'exploration au Levant (Proche-Orient). Ce voyage a plusieurs objectifs, observer la faune et la flore, les coutumes locales, les techniques de jardinage, les religions, les moeurs, le commerce etc. Pour réaliser tous les croquis nécessaires, incluant quelques plans des régions visitées, Louis XIV le fait accompagner par le peintre Claude Aubriet. Afin de l'assister, l'Académie des Sciences nomme le médecin allemand Andreas von Gundelsheimer, qui a par ailleurs de solides notions de botanique.

Durant ce voyage de deux ans, Joseph Pitton de Tournefort constitue un herbier phénoménal de 1356 nouvelles plantes. Voyage dont il fait un récit exhaustif dans son livre « Relation d'un voyage au Levant », ouvrage de référence pour les botanistes et les amateurs de jardinage.

Les dernières années de Joseph Pitton de Tournefort (1702-1708)

Par la suite, Joseph Pitton de Tournefort cumule les charges au point d'être débordé. Nommé professeur au Collège Royal, il est désormais titulaire de la chaire de médecine et de botanique. En parallèle, l'Académie des Sciences lui prend de plus en plus de temps. Vient finalement son activité de médecin et ses patients toujours plus nombreux.

Bourreau de travail à la santé de fer, malgré la fatigue qui se lit sur son visage, il maintient ce rythme effréné, sa solidité surprenant chaque jour son entourage. Malheureusement, alors que Joseph Pitton de Tournefort se rendait à l'Académie des Sciences le 16 avril 1708, il est violemment percuté par une charrette.

Il survit à l'accident mais sa santé décline très vite. Conséquence du coup porté par l'essieu de la charrette sur son thorax, il meurt le 28 décembre 1708 à 52 ans d'une « hydropisie de poitrine ».

En 1715, Pierre-Joseph Garidel, son ami de 30 ans des jardins de Jacques Daumas, publie son livre « Histoire des plantes qui naissent aux environs d'Aix-en-Provence et dans plusieurs autres endroits de la Provence » dans lequel il ne manque pas de lui rendre hommage « il a été de nos jours et sera dans les siècles à venir un sujet d'admiration ». Un hommage prophétique.

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