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Jules Gravereaux : Biographie

Portraits > Jules Gravereaux dans l'histoire du jardinage

  1. Introduction
  2. Les vertes années de Jules Gravereaux (1844-1866)
  3. Expérience et socialisme (1866-1878)
  4. Jules Gravereaux, un jeune retraité (1878-1888)
  5. Édouard André et Jules Gravereaux: un duo célèbre dans le jardinage (1888-1899)
  6. Les dernières années de Jules Gravereaux, essor de la Roseraie du Val-de-Marne (1899-1916)

Né le 1er mai 1844
Décédé le 23 mars 1916
Jardinier et rhodologue (spécialiste des rosiers)
Créateur du premier jardin botanique monovariétal: la roseraie du Val-de-Marne, première roseraie moderne.

Jules Gravereaux
Peinture de Jules Gravereaux dans son jardin botanique.

Les vertes années de Jules Gravereaux (1844-1866)

Jules Gravereaux est né le 1er mai 1844 à Vitry-sur-Seine. Il est issu d'une longue dynastie de menuisiers du côté paternel qui remonte au moins à son arrière grand-père Jean Gravereau (l'orthographe du nom ayant évolué) (1700-1766). Sa mère, Marie-Henriette née Gervais, est femme au foyer et la fille d'un pépiniériste.

Durant sa jeunesse, il passe beaucoup de temps avec son grand-père maternel qui l'initie au jardinage et à la botanique. Il aura la chance de le connaître longtemps, celui-ci ne décédera qu'à 79 ans, une longévité rare pour la classe populaire de l'époque.

Alors que Jules Gravereaux est âgé de 12 ans, ses parents le placent comme apprenti dans une bonneterie (des merceries spécialisées dans les tricots à maille), il y passe deux ans à apprendre la fabrication et la vente de chaussettes, bas, collants, sous-vêtements, lingerie, pulls, vestes de tricot (« cardigans ») etc.

Jules Gravereaux
Aristide Boucicaut

À 14 ans, jeune homme motivé, il est embauché par Aristide Boucicaut dans la mercerie qu'il possède avec les frères Justin et Paul Videau « Au Bon Marché ». L'entreprise existe toujours, s'appelant désormais « Le Bon Marché ».

Crée par les frères Videau dans les années 30, rejoints par Aristide Boucicaut au tout début des années 50, Au Bon marché est une mercerie comme il en existe tant. Mais Aristide Boucicaut veut aller plus loin, convaincu que la femme est l'avenir du commerce. En misant sur des marges bénéficiaires basses, une quantité et une diversité pléthoriques de produits, des articles en accès libre et mis en scène, des prix clairement affichés, des mises en avant ciblées selon les périodes (par exemple les jeux pour enfants à Noël) et en promettant de rembourser les clientes insatisfaites, il est sûr qu'elles achèteront à outrance et qu'une vraie fortune les attend.

Il met en place ses idées et le succès est fulgurant, Au Bon Marché doit recruter une douzaine de salariés pour faire face aux clientes toujours plus nombreuses qui déambulent dans le magasin. Ne comptant pas s'arrêter là, il veut acheter le terrain vague d'en face et y faire construire des milliers et des milliers de mètres carrés de rayons. Pour les frères Videau, il ne fait aucun doute que le succès l'a rendu totalement fou, ils préfèrent lui vendre leurs parts, convaincus qu'il va tout droit vers la faillite... et passeront le reste de leurs vies à le regretter.

Ce qu'Aristide Boucicaut invente, avec des principes qui semblent évidents aujourd'hui mais qui sont très novateurs à l'époque, ce n'est rien de moins que le premier vrai « grand magasin » de l'histoire.

Au XIXe siècle, on achète surtout en fonction des besoins. Aristide Boucicaut, en faisant de l'achat un acte essentiellement basé sur l'envie, décuplée par divers procédés, est considéré par beaucoup comme le fondateur de la société de consommation.

Expérience et socialisme (1866-1878)

Le premier concurrent d'Au Bon Marché, les « Grands Magasins du Louvre », débauche Jules Gravereaux en 1866. Un huitième concurrent s'implante en 1869, les « Grands magasins de la Paix » et Jules Gravereaux y travaille brièvement. Finalement, préférant l'original à la copie, il retourne Au Bon marché en 1870 et y est promu chef de rayon dès son retour.

Jules Gravereaux
Gravure d'Au Bon Marché en 1874.

En 1874, Au Bon marché, très inspiré par la doctrine socialiste de Félicité Robert de Lamennais, dont le frère est à l'origine du programme dont bénéficie le jeune Pierre Mathurin Golletais, met progressivement en place une succession d'avantages pour ses employés:

  • Fermeture du magasin le dimanche
  • Formation continue et cours du soir
  • Promotions de carrière
  • Caisse de prévoyance et de retraite
  • Assistance médicale
  • Congés payés
  • Intéressement aux bénéfices
  • Cantine
  • Chambrettes pour les jeunes employées

Même si Aristide Boucicaut demeure un chef d'entreprise du XIXe siècle qui impose à ses employés un autoritarisme et des salaires qui seraient scandaleux aujourd'hui, il est indéniable qu'il fait preuve d'une conscience sociale exceptionnelle pour l'époque. Jules Gravereaux fait ainsi parti de la première génération de travailleurs prolétaires à profiter du luxe bourgeois des dimanches en famille.

Jules Gravereaux
Service de livraison d'Au Bon Marché.

En 1877, l'agrandissement d'Au Bon Marché permet de décupler encore les profits, atteignant peu à peu les 50.000m2 de rayons, des dizaines de millions de francs de chiffre d'affaire et près de 1800 employés. Un service de livraison est même en place depuis quelques temps déjà.

Le 26 décembre de la même année, Aristide Boucicaut meurt brutalement à 67 ans. Son testament contient toutefois un beau cadeau de Noël tardif, la volonté qu'Au Bon Marché soit converti en association coopérative. Marguerite Boucicaut, la veuve de l'entrepreneur, prend alors la direction de l'entreprise avec les plus anciens employés qui deviennent « associés commanditaires ».

Jules Gravereaux fait parti des élus. Au début de l'année 1878, il devient donc associé et administrateur du jour au lendemain d'une entreprise qui vaut une fortune, se félicitant sans doute d'avoir préféré l'original à la copie quelques années plus tôt.

Jules Gravereaux, un jeune retraité (1878-1888)

Jules Gravereaux
Galerie d'exposition des robes d'Au Bon Marché.

Au Bon Marché continue sur sa lancée, proposant des produits de luxe pour attirer les femmes de la bourgeoisie. Ces dames peuvent venir essayer bijoux, gants, chapeaux et chaussures avec du personnel aux petits soins qui s'empresse de les enfiler sur elles. Le seul raté sera dans le choix d'un personnel masculin, ces femmes, par nature très conservatrices, n'aiment pas du tout être ainsi touchées par des hommes. Elles fuient dans un premier temps ce magasin qu'elles jugent vulgaire, les vendeurs sont donc remplacés par des vendeuses à l'uniforme austère, ce qui les fera finalement revenir en masse.

Le 8 décembre 1887, Marguerite Boucicaut décède à son tour. Cette fois hâtif, un nouveau cadeau de Noël arrive. Marguerite Boucicaut, associée majoritaire, lègue toutes ses parts aux employés d'Au Bon Marché, proportionnellement à l'ancienneté. Jules Gravereaux étant l'un des plus anciens, sa part est conséquente.

Compte tenu du développement d'Au Bon Marché, des parts dont il dispose et dont il vient d'hériter, Jules Gravereaux est désormais un homme riche. En 1888, il prend sa retraite à 44 ans et s'en va consacrer ses « vieux » jours au jardinage.

Édouard André et Jules Gravereaux: un duo célèbre dans le jardinage (1888-1899)

En 1892, Jules Gravereaux fait l'acquisition d'une propriété à L'Haÿ dans le Val-de-Marne, une très belle demeure avec un parc de 2 hectares environ. Il jardine alors à temps plein, s'efforçant de se remémorer les enseignements de son grand-père.

Très vite, il se consacre exclusivement aux rosiers, développant une véritable passion pour eux. Jules Gravereaux crée alors le premier jardin botanique « monovariétal », la première roseraie moderne.

En 1894, Jules Gravereaux est déjà à la tête d'une imposante collection de plusieurs centaines de variétés.

En 1898, les variétés de roses présentes dans la collection de Jules Gravereaux se comptent en milliers.

En 1899, après des années de jardinage consacrées aux roses, Jules Gravereaux est désormais l'un des plus grands spécialistes du genre en France. Il doit néanmoins faire face à une importante lacune, si le jardinage ne lui pose aucune difficulté, le paysagisme est son gros point faible. Ne pouvant aménager sa collection avec le talent qui lui est dû, il frappe haut et fort en s'offrant les services du plus grand paysagiste français de l'époque: Édouard André.

La même année, Édouard André se rend sur les lieux pour mettre en scène l'oeuvre de Jules Gravereaux. Le parc est alors divisé en 13 jardins à thème qu'Édouard André aménage.

  • La roseraie à la française
  • La roseraie de Mme Gravereaux
  • Le jardin des roses galliques
  • L'allée des roses de la Malmaison
  • Le jardin des roses d'Extrême-Orient
  • Le jardin des roses horticoles anciennes
  • L'allée de l'histoire des roses
  • Le jardin des roses étrangères modernes
  • Le jardin des roses françaises modernes
  • L'allée des roses thé
  • L'allée des rosiers botaniques
  • L'allée des rosiers rugueux
  • L'allée des rosiers pimprenelle

Les dernières années de Jules Gravereaux, essor de la Roseraie du Val-de-Marne (1899-1916)

En 1901, désormais un rhodologue de renom, le ministère de l'agriculture fait appel à lui pour une mission dans les balkans visant à étudier la production horticole et industrielle de roses à parfum. Ce travail lui inspirera la création de la Rose à parfum de L'Haÿ.

Jules Gravereaux est ensuite sollicité pour prendre part à la reconstitution de la collection de roses de Joséphine de Beauharnais au Château de Malmaison.

Sa contribution à la reconstitution de la collection de Joséphine de Beauharnais lui vaut d'être ensuite consulté pour la roseraie du Parc de Bagatelle et la roseraie de l'Élysée.

En 1905, la Roseraie de L'Haÿ / Roseraie du Val-de-Marne prend des airs d'oeuvre testamentaire pour Édouard André. Victime d'une attaque, amoindri, il est désormais à la retraite et ne participe plus à aucun projet, à l'exception de celui-ci qu'il gère maintenant pour le plaisir avec Jules Gravereaux, un ami.

Jules Gravereaux
Vue du ciel de la Roseraie de L'Haÿ / Roseraie du Val-de-Marne.

En 1910, au terme d'une décennie d'efforts conjoints pour arriver au résultat final, le jardin botanique de Jules Gravereaux est finalement aménagé.

En 1911, Édouard André décède.

En 1914, Jules Gravereaux reçoit la légion d'honneur et est fait Commandeur du Mérite agricole. La même année, compte tenu du succès de son jardin botanique qui est désormais la fierté locale, la ville de L'Haÿ est rebaptisée L'Haÿ-les-Roses.

En 1916, Jules Gravereaux décède à 71 ans, laissant à son fils une somptueuse propriété et un jardin botanique salué de tous, lui qui a démarré tout en bas de l'échelle à 12 ans dans une bonneterie.

La Roseraie de L'Haÿ sera par la suite rebaptisée la Roseraie du Val-de-Marne et classée parmi les jardins remarquables.

Jules Hardouin-Mansart : Biographie

Né le 16 avril 1646 - Décédé le 11 mai 1708 - Architecte et paysagiste - Architecte du Château de Versailles et créateur de son Orangerie - - Jules Hardouin-Mansart...

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