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Abbé de Ramatuelle : Biographie

Portraits > Abbé de Ramatuelle dans l'histoire du jardinage

  1. Introduction
  2. Les vertes années de Thomas d'Audibert de Ramatuelle (1750-1772)
  3. Abbé de Ramatuelle, un intérêt grandissant pour le jardinage et la botanique (1772-1783)
  4. Un botaniste reconnu (1783-1789)
  5. Révolution française 1789 et découverte du chrysanthème (1789-1791)
  6. Les dernières années de l'abbé de Ramatuelle, identification des arbres et description du chrysanthème (1791-1794)
  7. Extrait des registres de l'Académie des sciences, 16 novembre 1791

Né le 16 mai 1750
Décédé le 26 juin 1794
Botaniste
Spécialiste des chrysanthèmes , auteur de la première description d'un chrysanthème: le chrysanthème des fleuristes.

Abbé de Ramatuelle
Chrysanthème des fleuristes.

Les vertes années de Thomas d'Audibert de Ramatuelle (1750-1772)

Thomas d'Audibert de Ramatuelle est né le 16 mai 1750 à Aix-en-Provence dans une famille de la noblesse française. Son père, Joseph-Jacques d'Audibert, est seigneur de Ramatuelle.

Enfant, son instruction est confiée à un précepteur. En-dehors de ses cours, Thomas d'Audibert de Ramatuelle explore la flore locale, apprend les bases du jardinage et est initié à la religion. Les chrysanthèmes qui susciteront chez lui une véritable passion ne sont bien sûr pas encore d'actualité. Mais il s'intéresse déjà aux plantes, quelques décennies avant de contempler son premier chrysanthème qui le fera rentrer dans l'histoire de la botanique...

À l'image d'illustres prédécesseurs, comme Charles Plumier, le Frère Henri ou Vital Rodier, ses parents le destinent à la vie religieuse. C'est ainsi qu'une fois assez âgé, Thomas d'Audibert de Ramatuelle est envoyé au Séminaire de Saint-Sulpice à Paris.

Abbé de Ramatuelle, un intérêt grandissant pour le jardinage et la botanique (1772-1783)

Après ses années de séminaire, Thomas d'Audibert de Ramatuelle est ordonné prêtre et devient l'abbé de Ramatuelle. Il officie à la paroisse de Saint-Sulpice.

Sa présence à Paris, capitale européenne de la botanique et du jardinage, a largement alimenté son intérêt pour les plantes. Dès que l'abbé de Ramatuelle dispose d'un peu de temps libre, il se rend au Jardin du Roi pour y étudier les milliers de plantes qui s'y trouvent.

Abbé de Ramatuelle
Bernard de Jussieu

L'abbé de Ramatuelle est si souvent présent au Jardin du Roi qu'il est remarqué par Bernard de Jussieu qui y enseigne la botanique et le jardinage. Se prenant d'amitié pour lui, Bernard de Jussieu lui présente de nombreux grands jardiniers et botanistes. C'est ainsi qu'il fera par exemple la connaissance de son frère également botaniste, Joseph de Jussieu, des Thouin père et fils (Jean-André Thouin et André Thouin) ou encore du naturaliste Jean-Baptiste de Lamarck.

Abbé de Ramatuelle
Jean-Baptiste de Lamarck

Les Jussieu et Jean-Baptiste de Lamarck sont si sensibles à son amour pour les plantes qu'ils prennent sur eux de l'initier à la botanique. Pour l'abbé de Ramatuelle, c'est le début d'un apprentissage qui fera de lui un véritable botaniste.

Un botaniste reconnu (1783-1789)

Après des années de formation, l'abbé de Ramatuelle est désormais un botaniste à part entière, qui produit des travaux suscitant de l'intérêt en haut lieu. On lui fait même l'honneur de l'inviter à participer à l'expédition de la Pérouse, avec certains des plus grands scientifiques de l'époque.

Abbé de Ramatuelle
Jean-François de la Pérouse à gauche, présentant ses plans à Louis XVI.

En 1783, quelques années après la guerre d'indépendance des États-Unis (contre les britanniques), gagnée par les américains grâce à la Marine française envoyée pour leur prêter main forte, Louis XVI décide d'organiser une expédition autour du monde. Le souverain se souvient de Jean-François de Galaup, comte de la Pérouse, dit Jean-François de la Pérouse, officier de marine qui s'est distingué durant la guerre et décide de lui confier la responsabilité de ce périple.
Extrait de la biographie de Joseph de Boissieu.

L'abbé de Ramatuelle refuse cependant cette opportunité au profit de sa Provence natale, repartant vivre à Aix-en-Provence.

Une fois de retour parmi les siens, l'abbé de Ramatuelle officie à la cathédrale Saint-Sauveur, lieu ô combien chargé d'histoire. Il est dit que cette cathédrale fut érigée sur l'emplacement d'un temple antique dédié à Apollon. Les chrétiens, quant à eux, prétendent que Maximin d'Aix et Marie-Madeleine auraient autrefois édifié une chapelle à cet endroit précis.

Pouvant compter sur sa maîtrise du jardinage, l'abbé de Ramatuelle crée à Aix-en Provence un jardin botanique et une pépinière afin d'observer la croissance des plantes.

Alors qu'il parcoure les montagnes de Sainte-Victoire, des Maures et de la Sainte-Baume, l'abbé de Ramatuelle élabore une méthode d'identification des arbres en toute saison. Une fois aboutie, cette méthode lui vaudra l'hommage vibrant d'un trio de botanistes à l'Académie des sciences, dont l'un des frères de Jussieu.

Révolution française 1789 et découverte du chrysanthème (1789-1791)

À partir de 1789, les privilèges de la noblesse et de l'Église sont désormais violemment contestés par la population. L'abbé de Ramatuelle doit alors doublement faire face, étant à la fois religieux et de souche noble, a fortiori à Aix-en-Provence qui est le carrefour de la noblesse provençale. Il parvient néanmoins à échapper aux violences quotidiennes contre les gens de ses conditions.

Abbé de Ramatuelle
Chrysanthème des fleuristes

Il fait toutefois une belle découverte cette même année grâce à Pierre-Louis Blancard. Ce commerçant bien connu des environs fait le tour du monde depuis des années à la recherche de biens à acheter puis à revendre. Il était cette fois parti en Chine et vient d'accoster à Marseille. Dans sa cargaison, se trouvent de très belles plantes aux fleurs violettes dont il ignore tout, n'étant lui-même pas intéressé par le jardinage ou la botanique, mais dont il est sûr du potentiel commercial. Afin d'avoir son avis, il fait envoyer des boutures à l'abbé de Ramatuelle qui les cultive dans sa pépinière. Blancard l'ignore, mais il a fait en Chine un achat de chrysanthèmes qui va marquer l'histoire.

Après la révocation des privilèges en 1789, L'abbé de Ramatuelle assiste à la « Constitution civile du clergé » en 1790. S'appuyant sur les travaux du théologien Edmond Richer, l'Assemblée Constituante impose la démocratie aux niveaux paroissial et diocésain. De nombreux diocèses sont supprimés, des fonctions comme les chapelains, prébendiers et chanoines disparaissent. Les évêques doivent être élus par l'assemblée des électeurs du département et les curés par la population locale.

Mais surtout, les évêques et les curés doivent jurer fidélité à la Nation et au roi, ce que beaucoup refusent catégoriquement. 45% des curés dans le cas d'Aix-en-Provence. Ils constituent ce qu'il est convenu d'appeler le « clergé réfractaire ». Refusant de prêter serment, L'abbé de Ramatuelle est de ceux-là, poursuivant sa mission religieuse dans l'illégalité. Il peut à tout moment être expulsé à l'étranger, une dénonciation de vingt citoyens actifs de son canton suffisant à activer une telle mesure.

Durant l'automne, toujours en 1790, les chrysanthèmes de l'abbé de Ramatuelle fleurissent ; lui permettant de voir enfin ce qui enthousiasme tant Pierre-Louis Blancard dans cette plante. L'ayant cru sur parole il avait déjà envoyé une centaine de pieds au Jardin du Roi, une hâte qu'il ne regrette pas, tant la floraison est magnifique. Il entreprend de rédiger une description exhaustive du chrysanthème, la « Camomille à grandes fleurs » comme il l'appelle. Ses chrysanthèmes sont ceux que l'on nomme aujourd'hui « Chrysanthèmes des fleuristes ».

Mais dehors la situation s'aggrave. L'abbé de Ramatuelle est resté à Aix-en-Provence aussi longtemps que possible mais l'étau se resserre. Il va alors, sans doute juste à temps, quitter la ville pour se rendre à nouveau à Paris. Les parisiens se préoccupent moins du clergé réfractaire que les provinciaux, aussi espère-t-il pouvoir se fondre dans la masse.

Les dernières années de l'abbé de Ramatuelle, identification des arbres et description du chrysanthème (1791-1794)

De retour à Paris, plusieurs de ses travaux intéressent de près, notamment sa méthode d'identification des arbres et sa description du chrysanthème.

Sa méthode d'identification des arbres est présentée à l'Académie des sciences le 16 novembre 1791 par René Desfontaines, avec l'appui de Bernard de Jussieu et Michel Adanson. Les trois botanistes en font l'éloge et en profitent pour proposer que l'abbé de Ramatuelle, « Monsieur de Ramatuelle » pour ne pas heurter l'auditoire, intègre l'Académie des sciences.

Un an plus tard, le 5 décembre 1792, l'abbé de Ramatuelle est invité à présenter son travail sur le chrysanthème.

Cependant, les parisiens sont de plus en plus hostiles au clergé réfractaire. Après cette courte période de gloire, salué pour ses travaux sur les arbres et le chrysanthème, l'abbé de Ramatuelle est dénoncé. Il doit maintenant payer le prix de sa vie de prêtre à laquelle il n'a jamais renoncée, sans être expulsé mais emprisonné à la « Prison de La Force ».

L'abbé de Ramatuelle tente de s'évader en 1794. Mais alors qu'il est proche du but, une chute de plusieurs mètres anéantit ses espoirs. Il décède quelques jours plus tard, le 26 juin.

Extrait des registres de l'Académie des sciences, 16 novembre 1791

L'Académie des Sciences nous a chargés, MM. Adanson, de Jussieu et moi, de lui rendre compte d'une méthode analytique pour apprendre à connaître les arbres et arbrisseaux de la France, tant indigènes qu'exotiques, sans avoir recours aux parties de la fructification, par M. l'abbé de la Ramatuelle.

Nous n'avons encore que des traités fort incomplets et presque sans méthode sur les arbres qu'on cultive en France, soit en pleine terre, soit dans les serres. Aussi ceux qui veulent étudier uniquement cette partie intéressante du règne végétal, sont obligés d'avoir recours aux ouvrages des botanistes, où les plus grands arbres se trouvent confondus avec les arbres ; et où ils sont d'après des méthodes fondées sur les organes de la fructification. D'ailleurs, comme la plupart des arbres indigènes ne portent des fleurs qu'à une époque très éloignée de leur naissance, et que nous en possédons d'exotiques, dont les uns ne fleurissent ou ne fructifient que rarement dans nos climats, et d'autres n'y fleurissent ou n'y fructifient jamais, il arrive de-là que les méthodes dont on vient de parler sont insuffisantes, et que les botanistes même les plus habiles connaissent mieux ces arbres par leurs ports et leurs feuillages, que d'après les méthodes établies.

Ces considérations firent sentir à l'auteur, particulièrement quand il commençait à se livrer à l'étude des arbres, la nécessité d'une méthode formée sur d'autres caractères que sur ceux de la fructification. Les observations qu'il fit sur la nature des feuilles, sur leur position, fut leur plis et sur la manière dont elles sont roulées avant leur développement, celles qui leur offrirent les stipules, les bourgeons, les glandes, les poils même dont les feuilles et les tiges de plusieurs arbres revêtues, et c. lui firent concevoir la possibilité du projet qu'il avait formé, et lui offrirent des caractères suffisants pour en poser les bases et pour l'exécuter dans les détails ; mais il sentit en même temps qu'une pareille méthode, qui n'est pas fondée sur les organes de la fructification, devait s'écarter nécessairement du plan de la nature. C'est ce qui le déterminera à choisir la méthode analytique, parce que c'est, selon lui, la plus facile, en ce qu'on n'a jamais à choisir que deux caractères mis en opposition. Ses premières divisions sont établies sur la nature, sur la position des feuilles, sur leur état avant leur développement, sur la préférence ou l'absence des stipules, et lorsque ces caractères sont variables ou douteux dans quelques espèces, alors l'auteur les a placés dans les deux divisions, de sorte qu'il conduit toujours à la connaissance de ces espèces.

Les caractères les plus apparents, ceux que l'on peut observer dans un espace de temps le moins limité, ont été choisis de préférence. L'auteur ne s'est servi que rarement de ceux qu'on ne saurait reconnaître qu'avec la loupe. Il n'en a fait usage que lorsqu'il n'a pu en trouver de visible assez constants. Il en a tiré quelques-uns des petits corps glauduleux qui recouvrent certaines feuilles, quoique peu apparents, parce qu'ils étaient tranchés.

Avec la méthode de M. Ramaturelle, on peut parvenir à connaître un arbre quelconque, tandis qu'il est en pleine végétations, c'est-à-dire, pendant que toutes ses feuilles ne font pas encore entièrement développés. L'auteur a placé au commencement de son livres des tables synoptiques qui facilitent beaucoup l'usage de la méthode. Elles dispenseront de feuilleter l'ouvrage, par ce moyen on suivra rapidement tous les renvois et toutes les divisions qui mènent à l'espèce qu'on cherche. Il indique par quelques exemples fort sensibles le moyen de se servir de la méthode. Soit, par exemple, le sorbier des oiseaux dont on ignore le nom. On voit au premier coup d'oeil qu'il faut le chercher dans la table des feuilles composées, où l'on trouve cinq grandes divisions primitives. 1. Les feuilles surcomposées ; 2. les feuilles pinnées ; 3. les feuilles digitées ; 4. les feuilles rernées ; 5. les feuilles conjuguées ou deux à deux. Celles du sorbier sont pinnées. Puis viennent deux sous-divisions ; l'une des folioles pinnées avec impaire, l'autres des folioles pinnées sans impaire ; celle du sorbier sont impaires. La divisions des folioles impaires se divise en feuilles alternes et feuilles opposées: le sorbier les a alternes. Les feuilles alternes sont sans stipules ou avec stipules ; les feuilles du sorbier ont des stipules. Les feuilles accompagnées de stipules le divisent encore en folioles dentées et en folioles entières ; le sorbier les a dentées. Enfin on arrive graduellement, de sous-divisions en sous-divisions, à l'espèce que l'on cherche.
L'auteur a donné un court vocabulaire où l'on trouve l'explication des termes scientifiques dont il s'est servi.
L'ouvrage dont nous venons de rendre compte est suivi d'un second, qui fait, en quelque sorte, le complément de celui dont nous avons fait le rapport au mois de novembre dernier, et que M. de Ramatuelle a intitulé Gemmalogie Française, ou Description des Bourgeons écailleux des arbres de France, tant exotiques qu'indigènes. Il y suit la même marche que dans le précédent, pour mener à la connaissance des arbres qu'on désire de connaître. Les bourgeons de chaque espèce sont décrits en français, et l'auteur y a joint une courte description latine en faveur de ceux des étrangers qui n'entendent pas notre langue.

Ce travail de M. Ramatuelle est fort étendu, il a exigé de longues recherches et de nombreuses observations. Il nous a paru fait avec beaucoup d'intelligence et d'exactitude. Nous pensons qu'il est digne de l'accueil de l'Académie, et nous espérons qu'il méritera pareillement celui du public.

À l'Académie, le 8 février 1792.
De Jussieu, Adanson, Desfontaines.

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