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Nicolas Bréon : Biographie

Portraits > Nicolas Bréon dans l'histoire du jardinage

  1. Introduction
  2. Les vertes années de Nicolas Bréon (1785-1813)
  3. Les grands débuts dans le jardinage (1813-1814)
  4. Géopolitique et jardinage (1814-1817)
  5. L'île de la Réunion / île Bourbon (1817-1833)
  6. Le retour en France, du jardinage au commerce (1833-1841)
  7. Les dernières années de Nicolas Bréon (1841-1864)

Né le 27 septembre 1785
Décédé en 1864 (date exacte inconnue)
Botaniste et jardinier
Cocréateur du Jardin de l'État, premier jardin botanique réunionnais et a introduit la Rose Bourbon en France.

Aucun portrait de Nicolas Bréon ne semble malheureusement être disponible.

Nicolas Bréon
Entrée du Jardin de l'État à la toute fin du XIXe siècle.

Les vertes années de Nicolas Bréon (1785-1813)

Nicolas Bréon est né le 27 septembre 1785 à Sierck-les-Bains (Moselle).

Issu du milieu agricole, il apprend ainsi dès son plus jeune âge à cultiver la terre, le jardinage et les travaux manuels inhérents à une exploitation. Son père gère le volet commercial avec un certain talent, assez pour que sa famille échappe à la pauvreté et pour que Nicolas Bréon bénéficie d'une instruction de base.

En 1809, Nicolas Bréon devient « élève jardinier » au Muséum national d'histoire naturelle, ce point de départ est commun à de nombreux grands jardiniers, par exemple Édouard André qui le fut lui aussi dans les années 1850. Il étudie en parallèle auprès des botanistes André Thouin et Antoine-Laurent de Jussieu, deux sommités du XIXe.

Les grands débuts dans le jardinage (1813-1814)

Le 5 février 1813, au terme de quatre années à apprendre le jardinage, le Muséum national d'histoire naturelle nomme Nicolas Bréon « jardinier-botaniste » au sein d'un jardin botanique à Ajaccio placé sous la responsabilité du muséum: le Jardin d'acclimatation du Casone.

Nicolas Bréon
Napoléon Bonaparte

En 1800, Ajaccio est une ville qui doit composer, cinquante ans avant Paris et les travaux haussmanniens, avec de sérieux problèmes d'urbanisme. La ville est bien trop petite pour contenir tous ses habitants, créant une promiscuité telle que les problèmes d'insécurité et d'hygiène vont crescendo. Napoléon Bonaparte s'empare du problème et propose en 1801 un « Plan d'extension et d'embellissement ». Le baron Haussmann d'Ajaccio sera le comte de Mélito, André-François Miot, à l'époque « administrateur général des départements de Corse » ; celui-ci lance de nombreux travaux et aménagements, incluant la création du Jardin d'acclimatation du Casone.

Nicolas Bréon arrive donc en 1813 dans une ville en pleine effervescence et dans un jardin botanique encore très jeune où tout reste à faire. Cette expérience est très ludique pour le jeune jardinier, l'une des raisons d'être de ce jardin botanique étant de s'essayer à la culture du thé, du café et du coton. Les vers à soie étaient également dans les missions du jardin, deux siècles après que l'agronome Olivier de Serres ait convaincu Henri IV de produire la soie en France.

Pour Nicolas Bréon, ce travail est également l'opportunité de voyager afin de trouver de nouvelles espèces de plantes à acclimater dans le jardin botanique. Il prospectera en Italie, incluant trois de ses îles: Elbe, Caprera et la Sardaigne, revenant toujours avec de nombreuses plantes, dont beaucoup font également le bonheur du Muséum national d'histoire naturelle à Paris.

Géopolitique et jardinage (1814-1817)

En 1814, la situation en France continentale est très tendue. Napoléon Bonaparte, devenu Napoléon 1er après la proclamation de l'Empire, s'est lancé dans des guerres partout en Europe. Galvanisé par de grands succès militaires, il finit par avoir les yeux plus gros que le ventre et s'attaque à la Russie en 1812. Cette guerre coûte 200.000 hommes à l'armée française, auxquels s'ajoutent 150.000 prisonniers. Bien que le bilan pour les russes soit très similaire avec 300.000 morts, c'est tout de même une défaite pour Napoléon qui n'est pas parvenu à prendre la Russie.

Nicolas Bréon
Gouvion-Saint-Cyr, Vandamme, Ney, Poniatowski et Bessières, principaux généraux et maréchaux de la campagne d'Allemagne.

Affaiblie, la France est désormais menacée par une coalition menée par les russes et les anglais. Afin de contrer cette menace, Napoléon forme une nouvelle armée de 400.000 hommes qui rejoint la « grande armée » avançant vers l'Allemagne. Si Napoléon lui-même remporte de nombreuses batailles durant la campagne d'Allemagne, celles menées par ses maréchaux sont bien souvent des désastres. Approchant malgré tout de la victoire dans un premier temps, Napoléon échoue finalement, épuisé par un très mauvais état de santé qui l'oblige à quitter le front et lui fait commettre des erreurs.

La prise de Paris est la conséquence de ces défaites successives. Napoléon doit abdiquer et se retire à l'île d'Elbe en 1814. La Corse se retrouve impliquée, Napoléon y recrutant des centaines d'hommes pour sa protection. Face à ce contexte très agité, Nicolas Bréon est rappelé à Paris en fin d'année.

Le 25 février 1815, Nicolas Bréon est de nouveau nommé « jardinier-botaniste », cette fois par la marine française, celle-ci souhaite que ses talents pour le jardinage soient exploités au « jardin colonial des plantes » à Saint-Denis (île de la Réunion, autrefois l'île Bourbon) dont on veut lui confier la direction. 71 caisses de 1000 plants d'arbres, 3 caisses de graines, 6 ruches d'abeilles, des livres et divers instruments d'agriculture et de jardinage doivent partir avec lui.

Le départ est toutefois laborieux, d'abord repoussé jusqu'au 8 mai 1815, il est finalement annulé à la dernière minute. Nicolas Bréon est bloqué au Havre et sa cargaison est saisie. Il ne pourra partir que le 2 février 1817, après avoir ajouté des pieds de vigne à sa cargaison, à la demande de l'intendant de la marine de Rochefort qui souhaite que la culture de la vigne soit tentée sur l'île.

L'île de la Réunion / île Bourbon (1817-1833)

Le 27 mai 1817, après plus de trois mois en mer, Nicolas Bréon accoste sur l'île Bourbon.

Nicolas Bréon
Visiteurs du Jardin de l'État en 1866.

Le Jardin du Roi (Jardin de l'État) est à ce moment une oeuvre très modeste initiée quelques décennies plus tôt et qui n'a jamais véritablement pris son envol. Dès son arrivée, Nicolas Bréon cherche à donner le coup d'accélérateur qui changera cet état et in fine y parviendra. C'est pourquoi il est autant présenté comme le créateur du jardin que comme son cocréateur, étant au final, il est vrai, un peu les deux à la fois.

Sa première mission est la culture des arbres fruitiers afin que des distributions de fruits soient à terme organisées pour les colons.

Le 29 août 1818, Nicolas Bréon est envoyé en expédition à Madagascar afin d'y recueillir de nouvelles plantes. On lui demande par ailleurs de s'improviser diplomate avec les chefs des tribus autochtones, tribus dont la barbarie est connue, incluant le cannibalisme pour certaines, aussi n'est-il pas impatient de s'essayer à la diplomatie. Bien protégé par une escorte de militaires français, il revient sain et sauf le 20 décembre. Il est cependant malade, ayant contracté une « fièvre » auprès des malgaches dont il mettra du temps à se débarrasser ; même si il continue le jardinage, refusant que sa mauvaise santé l'empêche de travailler, il est très diminué.

Le 20 janvier 1819, le Ministre de la marine, répondant à un souhait d'André Thouin, demande à Nicolas Bréon de recueillir autant d'espèces de plantes que possible sur l'île Bourbon, Madagascar et l'île Maurice qui pourraient être naturalisées à Cayenne et au Sénégal. Il s'y emploie avec une telle efficacité qu'il gagne le titre de « jardinier-botaniste du roi », une gratification de 600 francs et un Ministre de la marine qui ne tarit pas d'éloge à son sujet.

En 1820, l'île est touchée par une épidémie de « choléra-morbus » qui fait de nombreux morts. Nicolas Bréon en est aussi atteint mais réussit à être actif malgré la maladie, consacrant son énergie au jardin botanique et à soigner les malades. L'épidémie n'aura finalement pas raison de lui. Il est alors nommé membre correspondant de la Société philotechnique de l'île Bourbon et reçoit les remerciements officiels du gouvernement par lettre ministérielle pour services rendus.

En 1827, il lui est proposé de reproduire son jardin à Pondichéry (Inde). Les mêmes arbres à fruits, ainsi que le caféier, le muscadier, le cacaotier, l'arbre-à-pain etc. Toutefois, Nicolas Bréon est mal en point, le choléra et la fièvre malgache ont laissé d'importantes séquelles. Il décline la proposition, arguant que sa santé ne lui permet pas une telle entreprise, souhaitant rester sur l'île Bourbon.

En 1829, poussé par les médecins de l'île, Nicolas Bréon se résout à demander sa mise à la retraite et son rapatriement en métropole. En 1830, il reçoit un courrier du ministre accédant à sa demande. Ce courrier se termine par un hommage:

« Il m'est agréable de pouvoir en cette circonstance déclarer qu'il n'existe à mon département que des témoignages satisfaisants relativement au zèle et au dévouement avec lesquels vous vous êtes livré aux travaux dont vous étiez chargé. ».

Le 21 septembre 1831, désormais très faible, Nicolas Bréon cesse toute activité. Il part finalement le 9 mars 1833 pour la France.

Le retour en France, du jardinage au commerce (1833-1841)

Nicolas Bréon accoste le 21 juin avec une grande quantité de graines, d'insectes et un très bel herbier dont il fait don au Muséum national d'histoire naturelle, accompagnant le tout d'une note qui révèle l'étendue de son oeuvre:

« Par mes divers voyages, j'ai introduit au jardin botanique et à celui de naturalisation de l'île Bourbon plus de 800 espèces de végétaux rares ou utiles et dont une partie était encore inconnue, parmi lesquelles je me contenterai de citer la Canne à sucre de Batavia, la seule qui soit cultivée aujourd'hui dans toutes nos colonies, le Café Moka, le Teck d'Arabie et plus de 60 espèces d'arbres fruitiers. Tous ces végétaux, cultivés et multipliés avec succès, ont été tous les ans délivrés aux habitants de l'île Bourbon, au nombre de 30 à 40 mille, sans comprendre les envois que je faisais chaque année dans nos colonies des Antilles, à Cayenne, dans l'Inde et au Jardin du Roi à Paris. ».

Parmi les arbres cultivés par Nicolas Bréon sur l'île Bourbon se trouvent notamment les Baobab africain, Bois noir rouge, Pin colonnaire, Jacquier, Carambolier, Bambou déesse d'or, Bonnet de prêtre, Palmier à queue de poisson, Cocotier, Teck d'Indochine, Boulet de canon, Calebassier, Palmiste blanc, Palmier à huile, Bois rouge, Oreille cafre, Eucalyptus citronné, Arbre de l'Intendance, Toto margot, Courbaril, Arbre à miel, Acajou du Sénégal, Arbre à saucisses, Latanier de Chine, Perle de Zanzibar, Manguier, Niaouli, Pomme d'accot / Pomme jacquot, Pandanus bicolore, Vacoa, Arbre papillon, Sang-dragon, Ravenale, Palmier colonne, Saman, Cassia du Siam, Arbre caca, Jamblon, Calice du pape, Tamarinier, Arjunier, Badamier, Arbre à contreforts, Grain de bouchon, Yucca pied d'éléphant, Carambole marron, Coing de Chine, Ficus banian, Garcinéa, Palmier bouteille, Santal et Zévis de l'Inde.

Après deux ans de repos, Nicolas Bréon semble avoir suffisamment recouvré la santé pour se remettre au travail. En 1835, Il rachète un « Grainier-fleuriste-pépiniériste » de la maison Grandidier.

Les affaires de Nicolas Bréon deviennent vite très lucratives et lui valent d'être nommé président du tout jeune Cercle d'horticulture, future Société nationale d'Horticulture.

Les dernières années de Nicolas Bréon (1841-1864)

Après des années heureuses et prospères, Nicolas Bréon subira coup sur coup plusieurs épreuves, notamment le décès de sa femme puis de son fils aîné, auquel il avait cédé son entreprise qu'il ne peut récupérer, le plaçant dans une situation financière difficile.

Nicolas Bréon se retire alors des affaires et s'installe à la campagne. Il se remarie et aura un enfant de ce deuxième mariage.

Les ennuis de santé de Nicolas Bréon refont finalement surface, cette fois pour de bon. C'est le début d'une longue agonie qui aura raison de lui à 79 ans.

Toute la profession lui rend hommage. Afin de ne pas accabler sa veuve, ses funérailles sont prises en charge par la Société impériale et centrale d'horticulture. Par ailleurs, son fils bénéficiera d'une bourse pour suivre une formation d'agronome, à la demande du Ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics.

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